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fur les affinités électives eft recommandable non-feule-ment par les vues qu’il renferme fur la nature des affinitéschimiques, fur le concours & l’oppofîtion de leurs forces,& fur les circonftances qui peuvent modifier ou déguiferleur aélion, mais encore par le grand nombre de faitsparticuliers qu'il contient : & quoique depuis ce grandchimifte on ait multiplié les obfervations, & qu’il aitmême paru de favans traités fur l’affinité, on peut direque fa doélrine efl généralement adoptée : c’eft ce qui m’adéterminé à choifir principalement fon ouvrage pour lefoumettre aux difcuffions dans lefquelles je vais entrer.
3. Qu’on fuppofe , dit Bergman , une fubftance Acomplètement faturée d’une autre fubftance C } on appel-lera cetre combinaifon AC; qu’on ajoute une autrefubftance B 3 fi celle-ci chaflè C 3 8 c en prend la place,on aura la combinaifon AB au lieu de la combinaifon AC.Il prefcrit donc , pour déterminer l’affinité éleélive dedeux fubftances relativement à une autre , d’examinerfi l’une de ces fubftances déplace l’autre de fa combi-naifon avec la troifième ; il recommande de faire l’épreuvecontraire, c’eft à-dire, d’examiner fi la fécondé fubftancepeut chalfer la première de fa combinaifon avec la troi-fième. il fuppole que les deux épreuves peuvent donnerun réfultat uniforme , & il conclut qu’alors la premièrea une affinité éleélive plus grande que la fécondé : ilavertit, à la vérité , que quelquefois le décompofànc doitêtre employé en quantité fix fois plus grande qu’il n’enfaudrait pour faturer immédiatement la fubftance aveclaquelle il tend à fe combiner.
4. Toute la doélrine de Bergman eft fondée fur lafuppofirion que l’affinité éleélive eft une force conf-tante 3 de forte qu’une fubftance qui en charte une autrede fa combinaifon, 11e peut plus être déplacée de cettenouvelle combinaifon par celle qu’elle a éliminée. Ona tellement regardé l’affinité éleélive comme une forceconfiante, que de célèbres chimiftes ont cherché à expri-mer les affinités des différentes fubftances pat des nom-