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io. On voit donc que les diftfolvans qui doivent fur-monter la force de cohélion , fe trouvent fournis aumême équilibre d’aétion que les fubftances qui doiventvaincre la réfiftan'ce d’une affinité oppofée pour entrer encombinaifon , & que tout ce qui a été expofé, dansl’article 11 &c dans l’article III , fur les effets produitspar les changemens de proportions , doit leur être ap-pliqué.
n. Le calorique agit fur les corps qui ne font pasinégalement dilatables, d’une manière analogue aux dif-folvans, en combattant la force de cohélion , & enmettant par-là les parties en état d’exercer leur adtionréciproque ( arr. VII , n°. 9 ).
Son aétion concourt avec celle des diffolvans dansl’oppotition à la force de cohélion; de là vient que laditîolution d’un fel par l’eau varie félon les degrés detempérature.
Quand le calorique agit fur des fubftances inégale-ment dilatables , il produit des féparations & de nou-velles combinaifons indépendantes de l’affinité propreaux fubftances , comme les dillolvans le font lorfqu’ilsagiiïent fur des fubftances inégalement folubles.
ARTICLE X.
De la détermination des affinités électives .
r. Déterminer l’affinité életftive de deux fubftancespour une troifième , d’après l’idée que nous devonsnous en être formée , c’eft reconnoître dans quel rap-port cette troifième fubftance doit partager fon aétionentre les deux premières, & à quel degré de faturationchacune de celles-ci doit parvenir lorfqu’elles oppofe-ront leurs forces. L’affinité refpeéfive feroit proportion-nelle au degré de faturation auquel elles feroient parve-nues en raifon de la quantité qui auroit agi ; de forteque fi les quantités étoient égales, le degré compa-ratif de faturation donneroit la mefure des affinitésrefpeclives.