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avec une troifième, il s’établit des forces nouvelles quinon feulement déterminent d’autres réfultats , maischangent même la conftitution de ces fubftances.
Je compare l’acide fulfurique avec l’acide carbonique:il eft certain que fi j’amène par l’acide carbonique unequantité de potalfe au terme de neutralilation, il exerceune force auffi grande que la quantité d’acide fulfu-rique qui feroit nécelfaire pour produire le même effet,& cependant, fi je verfe l’acide fulfurique fur la-pre-mière combinaifon formée, tout l’acide carbonique eftdégagé, parce que, n’étant plus retenu par une forceégale, il reprend l’état élaftique ; & même, s’il eft re-tenu par une quantité fuffifante d’eau , il ne fera plusdans le même état de compreflîon, il n’aura plus lamême conftitution, ce ne fera plus la même fubftancerelativement à l’aétion chimique. Enfin il faut appliquerà l’aétion des fubftances inégalement farurées les obler-vations faites dans les numéros précédens.
La comparaifon des capacités de faturation , quoi-qu’elle puilfe conduire à des confidérations importan-tes , ne peut donc être appliquée à la détermination desaffinités éleétives.
ARTICLE XI.
De quelques erreurs qui proviennent d’une idée fauffie del’affinité élective .
i. Je difcuterai quelques opinions adoptées fur lesaffinités éleétives ; je ferai voir combien elles ont peude fondement, & je leur oppoferai l’application desprincipes établis dans les articles précédens.
Baumé a obfervé que îorfqu’on dilfolvoit par lemoyen de la chaleur le fulfate de potalfe dans poidségal d’acide nitrique , on obtenoit par le réfroidilfementdes criftaux de nitrate de potalfe : il attribue cette dé-compofition du fulfate de potalfe à des affinités réci-