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elles indiquent feulement la partie qui eft devenue fura-bondante à un terme convenu de faturadon, & qui peutêtre féparée par une foi'ole affinité.
6. Tout ce qui vient d’être expofé fur la criftal'ifa-tion , doit être appliqué à la précipitation : & en effet,la plupart des précipités offrent, à la loupe , la forme depetits criftaux -, feulement la caufe qui détermine cettecriflallifation foudaine, eft plus énergique que dans lescriftallifations ordinaires, & les effets qui l’accompa-gnent doivent être beaucoup plus grands. Toutes les pré-cipitations ont donc lieu avant que l’affinité delà fubftanceoppofée à l’infolubilité foit épuifée, & l’époque où laprécipitation s’opère , & les proportions que conferve leprécipité , font déterminées par le rapport de la force decohénon aux forces oppofées.
Il y a cependant cette différence entre les criftallifa-tions falines & les précipités, que les fels qui criftalli-fent deviennent folubes,loit par un excès d’acide, loirpar un excès de bafe , de forte qu’ils ne prennent l’étatfolicte que dans les proportions déterminées des partiesconftituantes : au lieu que la plupart des précipités peu-vent être plus ou moins privés d’acide ; feulement la forcede cohéfton fera d’autant plus grande que la proportiond’acide fera plus petite.
7. La force de cohéfion , qui n’avoit été confidèréeque comme un obftacle à la diffolution ( i ), déterminedonc les quantités de fubftances qui peuvent être milesen aiftion dans un liquide , & modifie par-là les condi-tions de l’aétion chimique : c’eft elle enfuite qui caufeles féparations qui ont lieu , foit par criftallifation , foitpar précipitation , & qui établit les proportions des com-binaifons qui fe forment en fe féparant du liquide,
(i) Guyton a particulièrement fait fentir l’influence de la forcede cohéfion comme oppofée à l’adion des diffolvans. ( Annalesde chimie, t. XXIV , p. 1 34- )
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