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proques qui produifent des cotnbinaifons oppofées, fansdéterminer la caufe de cet effet contraire.
2 . L’explication de ce fait remarquable a été con-tredite par Bergman. Il obferve qu’il y a des Tels quitendent à avoir un excès d’acide , tels que le tartriteacidulé de pocafle. Il penfe que lorfque ces fels (etrouvent dans un érat de neutralilation , il faut confi-déter leur bafe comme divifée en deux parties l’unefur laquelle fe porte particulièrement toute l’aétion del’acide pour former un fel acidulé , & l’autre qui netend à fatisfaire que ce qui refte d’acidité dans le felacidulé. Cette partie de la bafe n’eft: donc retenue quepar une foible acidité , 8c elle peut être enlevée par unacide fort inférieur à celui qui entre dans la premièrecombinaifon : ainfi l’acide acéteux pourra enlever lapartie de la potaffe qui, dans le tartrite de potalfe , eftiuperflue à la combinaifon qui conftitue le tartrite aci-dulé de potalfe, quoique cet acide ait une affinitébeaucoup plus foible que l’acide tartareux.
Or le fulfate de potafle eft au nombre des fels quitendent à former un fel acidulé : les deux tiers de fabaie à peu près entrent dans cette combinailon ; & iin’y a que cette partie qui foit foumife à toute l’affinitéde l’acide fulfurique ; l’autre tiers peut être féparé parun acide d’une affinité inférieure à celle de l’acide fui -furique, tel que l’acide nitrique , l’acide muriatique 8cl’acide tartareux. Quand la décompofition eft poulféejufquà ce terme, elle s’arrête, quelle que foit la quan-tité de l’acide oppofé ; & fi la quantité n’eft pas tropgrande pour empêcher la criftallifation , ou fi l’on enchafte l’excès par la chaleur , on obtient par la diffo-lution & l’évaporation un fulfate acidulé qui formedes criftaux permanens à l’air.
3 . Comment l’illuftre Bergman a-t-il dévié de laroute que lui traçoit l’obfervation ? Ses expériencesmêmes prouvent que l’acide qui eft furabondant aufulfate acidulé de potalfe , exerce fon affinité, qu’il eft