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TRAITÉ DE MÉTÉOROLOGIE.
de ce phénomène; niais les circonstances variables quil’accompagnent, en diverses localités , déjouent toutes leshypothèses. Dans un ouvrage très remarquable de M. Emy,colonel du génie, on trouve une explication très plausibledu Mascaret, qui repose sur une théorie toute nouvelle etingénieuse des flots defond.
ADDITIONS
AU CUAPITRE IV.
(a). On doit à M. Macartney un beau mémoire sur la phos-phorescence de la mer ( Phil. Trans. 1810 , Part. I ). Parmiles poissons pliosphorescens, il faut surtout compter lemaquereau, le tetroodon-mola, la dorade, le mulet, lamulette, etc., etc. D’après l’observation de M. Bajon, lesdorades, quand elles émigrent, ont le corps couvert d’uneinfinité de points brillans, qui paraissent être des animauxparasites semblables à ceux qui causent la phosphorescence.M. Godeheu de Riville, en disséquant le Scomber Pelamis,a trouvé que le corps de ce poisson contenait une huilelumineuse. Sir Joseph Banks , en allant de Madère à Rio- Janeiro , a vu la mer lumineuse par un crustacé, le cancerfulgens et une espèce de méduse, la médusa pellucens :quand ce dernier animal qui a plus de 6 pouces de diamètre,vient à se contracter, la lumière qu’il répand éblouit lespectateur. Le capitaine Horsburg a reconnu sur la merdes tropiques, que la phosphorescence était due à d’autresanimaux marins que nous nous bornerons à citer, savoir :les Elater, les Lampyries, les Fulgora, les Pausus , etc. En