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TRALIÉ DE MÉTÉOROLOGIE.
source et le réservoir des aurores boréales, opinion parta-gée par le Père Boscovich et par Krafft, de l’Académie deSaint-Pétersbourg. Euler regardait les queues des comètes,les aurores boréales et la lumière zodiacale, connue pro-duites par l’action des rayons du soleil sur les atmosphèrespropres des comètes, de la terre et du soleil. L’abbé La-caille, dans son voyage en Afrique , dit que la lumière zo-diacale est très visible dans la zone torride , où elle s’élèvepresque perpendiculairement (nous croyons qu il faut lire:presque verticalement); que le phénomène lui avait parunon seulement très apparent, mais constant et régulier.D’après Lalande, de tous les commissaires de l’Académiedes sciences de Paris, qui, en 1672, allèrent dans la zonetorride, aucun n’en aurait parlé; cependant M. Pingré l’avue dans les mêmes lieux. Mairan croit que l’apparition decette lumière a été sujette à des vicissitudes considérables.M. Laplace , dans le Chapitre de son Exposition du sys-tème du monde , a prouvé que l’atmosphère solaire, loin des’étendre jusqu’à 1 orbe de la terre, ne parvenait pas mêmeà celui de Mercure. Suivant cet illustre géomètre, l’at-mosphère solaire nous réfléchit cette faible lumière, visiblesurtout vers l'équinoxe du printemps, un peu avant lelever, ou peu après le coucher de cet astre. Le fluide quinous la renvoie, est extrêmement rare, puisqu'on aperçoitles étoiles à travers : sa couleur est blanche et sa figureapparente est celle d'un fuseau dont la base s’appuie surle soleil : tel on verrait un ellipsoïde de révolution fortaplati dont le centre et le plan de l’équateur seraient lesmêmes que ceux du soleil ; sa longueur paraît quelquefoissous un angle de plus de cent degrés. Après le coucher dusoleil, le fuseau se trouve dirigé vers la constellation duTaureau: à l’autre équinoxe, on le remarque surtout avantle lever de cet astre. Le même géomètre a démontré que lesoleil dépouillé de son atmosphère, nous paraîtrait douzefois plus lumineux. Nous ajouterons que la lumière du so-