de la propriété fusible qu’il possédait, l’ou-vrier le roule en balles de vingt-cinq à trentelivres. Il est porté en cet état sous un martinetou passéentre des rouleaux, ce quile consolideet fait suinter le laitier qu’il pouvait encorecontenir. Une grandeperte de poids résulte dece procédé , non seulement en raison des ma-tières étrangères expulsées, mais parce que lasurface du fer s’oxide, et s’enlève par écaillespendant le travail. Cette perte du fer varied’un dixième à un septième de la totalité.
On voit, fig. 55o , une coupe et une éléva-tion du fourneau à puddler. A est la portepour introduire le métal, dans laquelle est unepetite ouverture carrée h pour passer le ringardet les autres instruments employés par lesouvriers ; B est la cheminée ; C le cendrier ;et D la grille. En E, l’on voit une cavité circu-laire dans laquelle le métal est placé, et laflamme passe sur lui pour se rendre dans lacheminée B. La chaleur du fourneau est siintense , que sans l’intermédiaire de la porteet la facilité d’attiser le feu par sa petite ouver-ture, on ne pourrait s’approcher pour fairecette opération. La petite ouverture sert aussià examiner la marche de l’opération. D’abordla lumière paraît trop intense pour être sup-portée, mais l’œil s’y accoutume par degrés ,et finit par distinguer les diverses masses dansla fournaise.