PRÉFACE.
L’astronomie que j’ai publiée en 1764 en deux vo-lumes, en 1771 et en 1792 en trois volumes in-lf, étoitdestinée non seulement pour ceux qui commencent ,mais pour les astronomes même de profession : on ytrouve tontes les méthodes , les découvertes , les obser-vations , les calculs, dont ils font usage, et les tablesastronomiques les plus parfaites.
Mais, en donnant ce grand ouvrage au public, jen’igno-rois pas que le pins grand nombre des amateurs le trou-veroient trop étendu , et qu’on ne pourvoit s’en serviedans les études ordinaires : il falloit donc en publier unextrait ; aussi la première édition de cet abrégé, quiparut en 1774» a-t-elle été imprimée en plusieurs en-droits, et traduite en italien et en allemand, tandis quele grand traité n’a été traduit qu’en hollandois.
Les leçons de la Caille sont à-peu-près du format etde l’étendue de cet abrégé; mais elles me semblent tropsuccintes pour la partie élémentaire , trop abstraitespour d’autres parties ; on n’y trouve rien sur l’histoirede l’astronomie , sur les instrumens, sur les observa-tions : ce sont les inconvéniens que j’ai voulu éviter danscet abrégé.
La méthode et l’ordre de cet ouvrage sont aussi trèsdifférens de ceux de la Caille : les premiers phénomènesqui doivent frapper les yeux, lorsqu’on examine le cielpour la première fois , m’ont paru devoir commencerun traité d’astronomie. J’ai considéré É ensuite les con-séquences qu’en tirèrent les premiers astronomes, tou-jours très naturelles , souvent très ingénieuses , quelque-fois fausses ; car les premiers observateurs ne furent quedes bergers. Ainsi je n’ai pas commencé mon livre ensupposant l’observateur au centre du soleil, comme afait la Caille, pareequ’il a fallu deux mille ans pour par-