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PRÉFACE.
Ë mirînm noi torbida lnce e brima ,
CU’un girar d'occhi, un bulenardi risoScopie in brève confia di iVagiL viso î
Jcrus. lib. cant. XJ r îîl, v. p4*
Les honneurs rendus de tous les tems et chez tons lespeuples du monde aux astronomes célébrés prouventle cas qu’on a toujours fait de cette science. L’on a vu ,en i 6 gb, frapper une médaille à l’honneur de DominiqueCassini (elle est figurée dans la Description de la mé-ridienne de Bologne). Mais l'histoire ancienne fournitdes traits plus éclatans en faveur de l'astronomie. Lesanciens rois de Perse et les prêtres de l’Egypte se choi-sissoient parmi les plus habiles dans cette science ; lesrois de Lacédémone avoient des astronomes dans leurconseil; Alexandre en avoit à sa suite dans ses expédi-tions militaires , et l’on assure qu'Aristote lui écrivoit dene rien faire sans leur avis ; il est vrai que le goût desprédictions y entroit pour beaucoup , mais la véritableastronomie en profita. On sait combien Ptolémée Phi-ladelphe, second roi d’Egypte, favorisa cette science ;on vit de son tems plusieurs hommes célébrés , Hip-parque, Callimaque, Apollonius , Aratus , Bion , Théo-crite , Conon, qui n’étoient point des astrologues.
Jules César se piquoit d’avoir des connoissances enastronomie , comme on le voit par la réformation ducalendrier, et par le discours que Lucaiu lui fait tenir àAchorée, prêtre d’Egypte, dans le repas de Cléopâtre.Tibere étoit fort appliqué à l’astronomie, au rapport doSuétoneet de Tacite, Ann.vi, 20 et 22. L’empereur Claudeprévit que le jour d’un anniversaire de sa naissance ildevoit arriver une éclipse ; il craignoit qu’elle n’occa-sionnât à Rome des terreurs ou des tumultes , et il en fitfaire un avertissement public, dans lequel il expliquoitles circonstances et les causes de ce phénomène. (Dion.1. xx.)
L’astronomie fut cultivée spécialement par plusieursempereurs ; Adrien (Dion. 1 . £9), et Sévere ( 1 . 77) ; Char-lemagne (Eghinard, n°. 25 )jet Léon V, empereurde Cons-
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