xxif PRÉFACE.
Voltaire , dans une lettre écrite en 17^8 , semblâtimiter les regrets de Virgile et de la Fontaine, et tourn>rtout sou goût vers les sciences : il donna sur la physiqiede Newton un ouvrage qui contribua à en répandre legoût; et voici comme il parloit de l’auteur dans ureepitre à la marquise du Châtelets
Confidents du Très-Haut, substances éternelle?.
Qui parez de vos Feux » qui couvrez de vos ailesï.e troue où votre maître est assis parmi vous ;
Tariez : du grand Newton n’éliez-vous point jaloux?
On ne peut comparer à cela que les deux vers de Pcpesur le mêinesujet, que j’ai osé traduire malgré la craiEtede les alïoiblir :
Nature and nature’s laws lay ltid in night :
God said : Let New ton be, and ail was liglit.
Les ténèbres régnoient sur la nature entière :
Dieu dit : Que Newton soit : et tout devint lumière.
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Jamais homme ne fut si digne de ces éloges sublimes etsi dignement célébré.
Fontanes, dans son Essai sur l’astronomie , a suivil’exemple de ces grands poëtes.
L’indifférence pour le plus beau spectacle de l’universa paru étrange aux plus grands génies que nous ayonseus dans tous les genres. Le Tasse met dans la bouchede Renaud des réilexions qui méritent d’être citées , pourl’instruction de ceux à qui le même reproche peut s’a-dresser ; c’est dans le tems où, marchant avant le jourvers Ja montagne des Oliviers , il contemploit la beauté<lu firmament:
Con gli nechi alzati contempîando inromo,Quinci notturne e quindi mattutinu ,liellezze incorruttibili e divine.
Frà se stesso pensava , O quante belleI uci il tempio celeste in se raguna !
Ha il suo gran sole il dî, laurate stelîeSpiega ta notte e l'argentata lima;
Md non è ebi vagheggi 6 quesu o quelle