8 ABRÉGÉ d’astronomie, M V. I.
parties égales par l’équateur, puisque l’équateur est par-tout à-égale distance des deux pôles ; ils sont tous perpendiculaires àl’équateur. Mais quand l’observateur placé dans un lieu fixe
f iarle du méridien, il doit toujours entendre le méridien duieu où il est, celui qui passe par son zénit, et que l’on conçoitcomme fixe pour lui aussi bien que l’horizon.
22. Après avoir établi dans la sphere céleste trois cerclesprincipaux, l’horizon, l’équateur, et le méridien , l'observateurdoit rapporter à ces cercles tous les astres qu’il observe.C’est d’abord à 1 horizon qu’il est forcé, pour ainsi dire, de lescomparer ; car un astre n’est visible que quand il s’élèveau-dessus de l’horizon : le soleil ne nous donne la lumière et lachaleur, la lune n’éclaire nos belles nuits, qu’après avoirsurmonté ce cercle terminateur ; et plus un astre s’élèveau-dessus de l’horizon, plus nous avons long-tems à le voir.Enfin l’élévation ou la hauteur du pôle sur l’hori/on a été le
P remier phénomène remarquable dont nous avons parlé; ainsiune des premières observations qu’on ait eu à faire autrefoisfut celle de la hautf.ur d’un astre sur l’horizon, et le premier iinstrument dont on ait à faire usage est un cercle divisé en Idegrés. Voici comment on procédé pour cette mesure de»hauteurs.
25 . Soit un observateur O {fig. 4 ), dont Z est le zénit etH OR l'horizon ; puisqu’il y a qo° depuis Z jusqu’en R (9), l'areZR étant le quart du cercle ou de la circonférence entière , uneétoile qui paioîtroit en Z auroit 90° de hauteur ; celle quiseroit en A à égale distance de l'horizon II et du zénit Z , enauroit 45 , et ainsi des autres.
24. L’observateur O qui veut mesurer ces hauteurs n’a qu’à •former un quart-de-cercle RD, de carton, de bois ou de métal,îe diviser eu 90 parties, placer un des côtés 150 verticalementau moyen d’un fil à-plomb , et dans cet état remarquer, enmettant l’œil au centre O, sur quel point C répond l’astre A ;le nombre de degrés compris entre D et C sur son instrumentsera le même que celui des degrés AR de la sphere céleste,
Î ui marquent la hauteur de l’astre A au-dessus de l’horizon.
in effet, si l’arc DC est la huitième partie d’une circonférenceentière ou la moitié de RD sur le petit instrument, l’arc célesteA R fera aussi la moitié de ZR; ainsi l’un et l’autre seront de 45 °.Les degrés ne sont autre chose que des parties aliqüotes ou desportions de la circonlëi ence entière, et il y en a go dans le quartd’un très petit cercle comme dans le quart d’un très grand,