De la Sphere armillaire. 35
leurs longitudes \ arient. L’on voit sur le même assemblage qua-tre petits cercles , savoir les deux tropique* HM, DI (70), et lesdeux cercles > olatres SO et XV, qui sont éloignés des pôles dumonde de 25 ° , autant que les tropiques le sont de l’équateur:ils sont inutiles dans l’astronomie, mais ils servent aux géogra-phes à indiquer les pays de la terre qui sont situés dans les zonesglaciales. (<57)
io 5 . L.e zo diaque (1) est une bande céleste III ou un zonadont l’écliptique occupe le milieu, qu’on place ordinairementdans la sphere armillaire; elle a environ i7°de largeur, c’est-à-dire 8°-i de chaque côté de l’écliptique : on en fait peu d’u-sage dans l’astronomie; elle sert seulement à indiquer l'espacedans lequel sont renfermées las planètes qui s’éloignent del’écl ptique tout au plus de 8° 7. La terre est représentée par unepetite boule qu’on mut au centre de la sphere.
104. On place aussi sur la sphere line rosette KL, un cadranou un petit cercle divisé en 24 heures, qui sert à résoudre dif-férons problèmes, avec la sphere d’une maniéré commode etsans aucun calcul, comme nous 1 expliquerons en parlant duglobe céleste ( 160 et suiv. ). La rosette est fixée sur le méridien;elle a son centre au pôle de la sphere; l’extrémité P de l’axe tra-verse le pôle au centre de la rosette, et porte une aiguille quitourne à mesure qu’on fait tourner la sphere, mais sans que lecadran ou la rosette change de place. Enfin on voit le soleil et lalune portés sur deux bras , qui tournent l’un autour du pôle del’écliptique, et l’autre autour d’un point qui en différé de
5 °- (5 7 8) „
10 5 . L’invention de la sphere armillaire est certainementaussi ancienne que celle de l’astronomie même. On l’attribue àAtlas, que l’on croit avoir vécu 1600 ans avant notre tre, àHeieule et à Musæus, 3 à 4 00 ans plus tard; mais il est plusnaturel de croire qu’elle vint de l’Egypte. La sphere d’Archi-mede, qui fut dans la suite si fameuse, ne se bornoit pas àreprésenter les cercles de la sphere; c’étoit un planétaire ou unemachine propre à représenter aussi les mouvemens des planètesdans un globe de verre, et que Claudien a célébré. ( Epig 56 . )
C’est encore de la sphere artificielle d’Archimede que parlentOvide et Stace :
Arte syracusia suspensus in aere clauso ,
Statglobus immensi parva figura poli. Fait. P' 1 , 277.
(1) Zâifr.v, animal; pareeque les figures ou portions du zodiaque porte»!hs noms de plusieurs animaux^
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