'46 A B R É G Û 1) ' A 5 T I! O N O II X E , LIV. I.
on a dans certains rems les ombres vers le midi, c’est-à-dire à
gauche en iegardant le couchant.
Ignotum voWs, Aiabeï, venistis in oibemtimbras miiati nemoruin non iie sioi.'tras
sitars. III, 24 7-
Il nous apprend aussi qu à Syene, ville d’Égypte , située sousle tropique, l’ombre du soleil dispat oissoit à midi le jour dusolstice, et ne s’éteudoit ni à droite ni à gauche.
U minas nusquam fleclente Syene. /, 307.
Des Antipodes.
izjo. Deux pays de la terre éloignés diamétralement l’un del’autre, c’est-à-dire placés aux deux extrémités d’une ligne droitecjui passei'oit par le centre de la terre, sont ANTironrs l'un de1 autre : ainsi la ville de Lima au Pérou est à-peu-près antipodede celle de Siam dans les Indes, tomme Ct*là se volt par leslatitudes et longitudes qu'on y a observées : de même Bue-nos-ayres en Amérique est antipode de Pékin, capitale de laChine. L’Espagne a ses antipodes dans la nouvelle Zélande. ;Paris et tout le reste de l’Europe ont leurs antipodes dans la jme* du sud, aux environ» de la nouvelle Zélande, où les Anglais ]et les François ont séjourné dans leurs voyages autour du monde. -
141. Depuis plus de 2000 ans qu’011 commît la rondeur de laterre , les savans n’ont point doute qu’il n'y eût des peuplesantipodes les uns des au U es; ce n’a été que dans les tt>ms d’unestupide ignorance., où toutes les lumières des mathématiquesétoient éteintes sur la terre, qu’011 a pu douter de leur existence.Képlei’ dit qu’un évêque, nommé Virgile, lut déposé pour avoirparlé trop affirmativement des antipodes ; mais Riccioli soutient 'que cela 11’est pas exact. ( Baronius , année y 44 - Riccioli,Ahnagescum II, 490.)
Les points des antipodes ont le même plan pour horizon;de l’un on voit la face supérieure du plan , et de l’autre sa laceinférieure ; un astre se ieve pour l’uu quand il se couche pour 5l’autre ; le jour le plus long de l’année pour le premier est la ,
{ dus court pour le second ; l’un a l’hiver quand l’autre a l’été ;e printems concourt de même avec l'automne, le midi avec leminuit, le matin avec le soir, le jour avec la nuit ; le pôle quiiest élevé pour l’un est abaissé pour l'autre ; les étoiles que l’un|voit toujours ne paroissent jamais pour l’autre; celles qui)s’élèvent très peu d’un côté s’abaissent aussi très peu de l’autrqcj