"Mouvement des Planètes. i5q
45*• La méthode que nous venons d’expliquer, employéeautrefois par Copernic, servit ensuite à Kepler pour trouverles distances des planètes par le moyen de leurs révolutions etde leurs parallaxes annuelles , et lui fit reconuoitre cette belleloi dont nous parlerons bientôt , que les carrés des teins sontcomme les cubes des distances (469). H nous suffit d’avoir faitobserver ici que le système de Copernic, une fois démontré,donne un moyen de connoître les distances des planètes aitsoleil, ou du moins leurs rapports avec celle de la terre.
Kepler se servit aussi de ces parallaxes annuelles de mars
I iour trouver le rapport des distances de la terre au soleil dans'aphélie et le périhélie , et par conséquent l’excentiirité ; carla terre étant en T vers son aphélie , et en N vers son périhélie,la parallaxe annuelle de mars SPT devoit être différente , etcette différence indiquoit celle des distances de la terre ausoleil ST et 8N.
452 . L’on prouve par la méthode précédente que les étoilesnouvelles de 1.572 et de 1604 étoient placées au-delà du systèmesolaire (275) : en effet, dans l’espace de trois mois que la terremet à aller de K en T, la parallaxe annuelle SPT, qui poursaturne alloit à 5 ° J (448j, et qui n’a pas été d’une minutepour ces étoiles, prouve qu’elles étoient 345 fois au moins pluséloignées que saturne.
Des Révolutions planétaires.
453 . Ayant démontré en quoi consiste la seconde inégalitédes planètes et la manière d’en éviter l’effet, il est tems deparler des révolutions moyennes des planètes , soit par rapjmrtà un point fixe , soit par rapport à la terre. La durée de cesrévolutions des planètes , qu’il faut connoître pour parvenir aux
f iarallaxes annuelles , ne peut se déterminer exactement que pare inoyan des conjonctions et des oppositions des planètes ausoleil. F.n effet, puisque c’est autour du centre du soleil queles planètes tournent, c’est autour de lui que leurs révolutionsdoivent être comptées, et c’est au soleil qu’il faut les rapporter ;mais les conjonctions et les oppositions sont les seuls points oùle lieu d’une planete vu de la terre soit sur la même ligne quele lieu vu du soleil, et où l’on puisse avoir directement le lieuvu du soleil ; ce sont donc là les circonstances qu’il faut em-ployer à ces recherches.
454. Les conjonctions et les oppositions des planètes, qui