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Abrégé D'Astronomie / Par Jérôme Lalande, ...
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Du Diamètre de la Lune. si5

est aise? de trouver le diamètre augmenté à raison de la hauteurstii l’horizon, puisqu'ils sont entre eux comme le côté LO est aucôté LT. Dans le iriangle LOT, l’angle LOT , ou son supplé-ment L.OZ, qui ale même sinus, est la distance apparente auzénit ; l’angle LTO est la distance vraie de la lune au zénit,vue du centre de la terre, ou le complément de la hauteurVraie. Dans tout triangle rectil gne les côtés sont comme lessinus des angles opposés; ainsi le côté LO est au côté TLcomme le sinus de l’angle OTL est au sinus de l’angle LOF :mais les diamètres sont en raison inverse des distances ; 5 ag);donc le diamètre horizontal est au diamètre ap t ,. rent commele sinus de la distance vraie de la lune au zénit, vue du centrede la terre, est au sinus de la distance apparente de I.i lune auzénit, vue du point O. Nous verrons bientôt que la différencedépend de la parallaxe de la lune (687).

584 - 11 est vrai que la lune, quand elle paroit à l’horizonderrière les plaines et les montagnes, semble être beau ~oupplus grande qu’à l’ordinaire : mais c’est une illusion; il suffit:de regarder la lune dans une lunette, dans un tube de papier,et même, si l’on veut, au travers d’une carte où l'on a fait untrou d’épingle, pour se convaincre que l’augmentation n’estpoint réelle, et que le diamètre de la lune est vu au contrairealors sous un plus petit angle, que lorsque la lune est à uneplus grande hauteur.

11 est difficile de se former une idée claire de la cause de cetteillusion, si ce n’est en admettant avec tous les opticiens ce ju-gement tacite, commun, forcé, involontaire, par lequel nousavons coutume d’estimer fort grands les objets que nous jugeonsêtre fort éloignés ; en même tems crue nous jugeons les objetsfort éloignés lorsque nous voyons à la fois beaucoup de corpsinterposés entre nouset cesobjets : or, quand on voit la lune au-delà d’une plaine dont les objets sont encore éclairés, on distin-gue les objets interposés; la lune fait alors la sensation que fontles objets qu’on a coutume de juger fort éloignés, à cause dugrand nombre des objets intermédiaires, et elle excite malgrénous l’idée d’un objet très grand, sans que pour cela, elle paroissesous un plus grand angle, ni qu’elle peigne sur notre rétine uneplus grande image.

Ajourons à cela que l’épaisseur de l’air fait paroître la lunamoins distincte, et par-là nous avons encore l’idée d’une chosequi est ordinairement éloignée, par conséquent grande.SlI. Monge a observé que sur une montagne de 6 à 700 toises

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