Passages sur le Sole/l. aG5
noire et ronde , dont la largeur parolt occuper environ da tren-tième partie de celle du soleil, si c’est venus, et seulement lai 5 o'partie, si c’est mercure.
Kepler crut avoir apperçu mercure sur le soleil à la vue simplele 28 mai 1607 ; mais il reconnut ensuite que ce ne pouvert êtrequ’une tache du soleil (906 j; car mercure n’a que 12 11 de dia-mètre, et ilest impossible qu’on l’ait jamais distingué sur le soleilavant la découverte des lunettes; c’est tout ce que l’on ponvoitfaire en 1761 que dy appercevoir venus qui avoit alors 58 11 dediamètre.
727. Ces passages n’arrivent que lorsque vénus et mercuredans leur conjonction inférieure n’ont pas une latitude plusgrande que le demi-diainetre du soleil, c’est-à-dire, lorsque laconjonction arrive fort près du nœud , tout au plus à la distancede t° ^ pour vénus.
728. Ces passages sont importans ; ils fournissent un moyende déterminer exactement le lieu du nœud de mercure ou devernis (7 56 ); ils donnent la longitude hélioccntrique indépen-damment de la situation delà terre, puisque la conjonction dola planete avec le soleil prouve que la longitude de la planètevue du soleil est la même que la longitude de la ferre. Maisles passages de vénus ont sur tout l’avantage singulier de pouvoirluire connoitre exactement la parallaxe du soleil (7- 55 ), d’oùdépendent les distances de toutes les planètes entre elles et parrapport à nous ( 5 c> r )); c’est ce qui leur a donné une si grandecélébrité, et quia fait écrire tant de mémoires et entreprendretant de voyages pour les observer en i-Gt et 17G9.
729. 11 y a dans les passages de vénus trois choses qui con-courent à donner île l’avantage et du mérite à ces sortes d’obser-vations ; i°. la grande précision avec laquelle on observe le con-tact de deux objets, dont l’un est obscur et placé sur celui quiest lumineux; il n’v a dans l’astronomie que ce seul cas où l’onpuisse observer un angle de distance à un dixième de secondeprès ; 2°. le rapport connu de la parallaxe de vénus au soleilavec celles de toutes les autres planètes ; 5 °. la grandeur de cetteparallaxe , qui produit plus d’un quart d’heure de différence en-tre les observations de différons pays, et qui est plus que doublede celle du soleil.
780. Kepler fut le premier qui, en 1G27, après avoir dressé surles observations de Tyclio ses tables rndolphines, osa marquerles tems où vénus et mercure passeroient devant le soleil : il an-nonça un passage de mercure pour tG 3 i ; et deux passages d<*