Passages sur le Soleil. o.Gj
zCij, qui ramènent les passages de mercure sur le soleil aumême nœud, et qui suffisent pour indiquer les années où ilpeut y en avoir. Depuis ce tems-là j’en ai l'ait une table jusqu'à1900: les premiers seront ceux de 1799) 1802, i 8 i 5 , 1822:1S02, i 855 , 1840, 1848, etc.
Hallev avoit fait la même chose pour les passages de venus;il y reconnut des périodes de 8 ans, de 255 et de 34 5 , qui ramè-nent les passages de venus sur le soleil, et il calcula 17 passagesde venus depuis l’an 918 jusqu’à l’année 2119. Je les ai étendusjusqu’à l’an 5 ooo.
703. La première observation que l’on ait eue d’un semblablephénomène est le passage de mercure observé à Paris par Gas-scnrli le 7 novembre 1 ( 53 r au matin. Depuis ce tems-là on ena observé i 5 autres, y compris celui du 5 novembre 1789.
754. Vénus fut observée sur le soleil en rG 3 g; elle l’a été sur-tout en 1761 et 1769; elle y passera encore en 1874, 1882,2004,2012, etc. Le passage de ténus, observé en 1769, estune des observations les plus importantes que les astronomesaient jamais laites, par la connoissance qu’elle nous a donnéede la véritable parallaxe du soleil: ce fut Hullcy qui fît cetteremarque intéressante en 1G77. Si la parallaxe qui abaisse lesastres fait paroitre venus le long de la ligne BG au lien de l’or-bite OU, elle décrira sur le soleil une corde moins longue, et ladurée de son passage sera moindre. Ainsi la dur ée observéepeut nous faire juger de la parallaxe de vénus. Aussi nous at-tendions avec impatience les passages de venus annoncés pour17G1 et pour 17G9: la plupart des gouveruemens et des acadé-mies de l’Kuropc s’empressèrent de procurer des voyages dansdes lieux éloignés pour que l’effet de la parallaxe fût plus con-sidérable; et ces voyages ont réussi, sur-tout en 1769, de ma-niéré à ne laisser presque rien à desirer.
La société de Londres envoya des observateurs au fort du
f iriuee de Galles, sur la baie d’Hudson, et àl'isle de Taïti, danse milieu de la moi' du sud ; Chappe se transporta en Californie ;Dell à Wardhus, qui est à l’extrémité la plus septentrionale dela 1 .aponie; Pianman s’étoit placé à Cajanebourg en Finlande;et ces cinq observations, qui réussirent complètement, nousont appris que la parallaxe du soleil étoit de huit secondes sixdixièmes.
785. Pour parvenir à cette connoissance , il suffit de calculerle commencement et la fin d’un passage de vérins, en y em-ployant la parallaxe pur une méthode semblable à celle quenous avons expliquée ci-dessus ù l'occasion des éclipses de so^