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Abrégé D'Astronomie / Par Jérôme Lalande, ...
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rv?4 ABRÉGÉ DASTRONOMIE, RI V. VI.autrefois par Picard, et l'a été, en 1751, par Lacaille; l'on 3jËionnn par ce moyen que la réliactiou horizontale, ou la plusgrande de toutes les réfractions astronomiques, est denviron55 minutes au degré moyen delà tempéiat ure.

744 - 11 y a un moyen de trouver la réfraction à de certaineshauteurs sans supposer connu langle P; elle consiste à observerune étoile qui passe au méridien par le point même du zénit,ou fort près delà, et qui passe ensuite au méridien sous lepôle. La réfraction étant nulle au zénit, on aura la vraie dis-tance de l'étoile au pôle ; environ 12 heures après, l'étoile passeraau met Mien sous le pôle et fort près de lhorizon ; on trouvera sadistance au pôle beaucoup moindre, parcequelle sera accourciepar la réfraction qui élevoit létoile, et 1 on aura la quantité deJa îcfraction à cette hauteur.

Exemim.e. La ckiie de persée passoit, il y a quelques années ,à six minutes du zénit de laris; ainsi lon étoit sûr que sa dis-tance au pôle étoit de 4*°44 P ar conséquent elle devoit passerttu méridien sous le pôle à 4> 0 V du pôle , ou à 46' de hauteurMaie. Le Monnier lohsarvoit cependant à 7 0 5a' 25"; ainsil'on étoit: assuié que la réfraction élevoit cette étoile de 6 '2,5 " à 7 0 52^3 de hauteur apparente.

745 . Cassini reinairpta, en 1714, qnen supposant la hau-tain Aid de l'atmosphère de 1800 toises et dune densité uni-forme, on pou voit trouver les réfractions à-peu-pi ès telles qu'onJe s observe en calculant les triangles CAK <4 CAL, dans lesquelson coimok deux côtés et un angle; ou a les angles rompus AK.Cet AGC. E11 v ajoutant les réfractions observées, 011 a les anglesd'incidence li-KM et PG 1 ; ; et, connue le rapport est constant,on en peut déduire tous les autres angles dincidence, et parconséquent les réfractions.

748. La Caille trouva aussi une méthode ingénieuse de déter-nr'ncr les réfractions lorsquil étoit au cap de i.-ounc-Pspérunce,on comparant les observations des étoiles qui étoi. nt oit prèsde son zénit, tandis quelles éloient presque à l'horizon deParis, et de celles qui étoient vers notre zénit, tandis quil lesvoyoit à lhorizon.

747. Lorsquon eut ainsi observé! les réfractions à divers de-grés de hauteur, il étoit facile d appereevoir que depuis lezénit jusqu à plus de 8o° de distance, elles suivoient les rap-ports des tangentes des distances au zénit: mais ce fut Hrndleyqui, vers lannée 17G0, étendit cette réglé; guidé par les recher-ches de Simpson sur la trajectoire des rayons de lumière, il ht