284 ABRÉGÉ n’ASTRONOMIE, El V. VII.s’assurer par diverses expériences de son exactitude. Cepen-dant 1 étoile afloit toujours vers le sud; et l’on ne songea plusqu’à mesurer exactement ce progrès pour tâcher d'en décou-vrir les circonstances et la cause. Au commencement de mars1726 l étoile se trotna parvenue à 20" du lieu où on l’avoitobservée trois mois auparavant ; alors elle fut pendant quelquesjours stationnaire ; vers le milieu d’avril elle commença deremonter vers le nord , et au commencement de juin elle passaà la même distance du zénit que dans la première observationfaite six mois auparavant : sa déclinaison cliangeoit alors de 1"on trois jours; clou il étoit naturel de conclure qu'elle alloitcontinuer d’avancer vers le nord : cela arriva comme on l’avoitconjecturé ; l’étoile se trouva au mois de septembre de 20" plusnord qu’au mois de juin , et 3 g" plus qu’au mois de mars ; de làl’étoile retourna vers le sud, et au mois de décembre 1726 ellefut observée à la même distance du zénit que l'année précédente,c’est-à-dire avec la seule différence que la précession des équi-noxes devoit produire.
777. l’ar-là il étoit bien prouvé que le défaut de l’instrumentn'étoit pas la cause des différences observées ; l’effet étoit troprégulier pour pouvoir être attribué à une fluctuation irrégulièrede la matière éthérée , comme Maufredi l’avoit soupçonné dansitn tems où l'on n’avoit pas d’assez bonnes observations ; maisla difficulté étoit de trouver une explication suffisante.
778. La première idée fut d'examiner si cela 11e provenoitpoint de quelque balancement dans l’axe de la terre, produitpar l’action du soleil ou de la lune, à came de l’applalissementde la terre, ainsi que cela devoit avoir lieu par l’attractionC79 / |)- Mais d’autres étoiles observées en même tems ne per-mettoient pas d’adopter cette hypothèse: une petite étoile quiétoit à même distance du pôle, et opposée en ascension droiteà y du dragon , auroit dit avoir, par l’effet rie cette nutation, 1*même changement en déclinaison; cependant elle n’en avoit euqu’environ la moitié , comme cela parut, en comparant jour parjour les variations de l’une et de l’autre observées en mêmetems: c’étoit la 35 e étoile de la giraffe dans le catalogue deI'iamsteed. Pour éclaircir mieux les faits, Jflradley fl t construireu‘n autre secteur, qui fut placé à ’V^ansted en 1727, et il com-mença d’examiner soigneusement quelles étoient les variationsdes étoiles suivant leur différente situation.
77g. Il vit alors que chaque étoile paroissoit stationnaire, ouians son plus grand éloignement, yers le nord ou vers le sud,