De VAberration des Etoiles. 28 5
«îans la saason où elle passoit au zénit vers six heures du soirou du matin: que toutes avançoient vers le sud lorsqu'ellespassoient lie malin , et vers le nord lorsqu’elles passoient le soir,et que le pdus grand écart étoit à-peu-près comme le sinus de lalatitude de chacune. Enfin, lorsqu’au bout d’une année il eutvu toutes les étoiles reparoitre, chacune au même lieu où elleavoit d’abord paru, Bradley, muni d’un assez grand nombred’observations, entreprit de chercher la cause de ces variations.Il falloit trouver une cause annuelle et constante, égale pourles étoiles f'oibles et pour les plus brillantes, dont le plus grandeffet du nord au sud lût comme le sinus de la latit ude de l’étoile,c’est-à-dire nul pour les étoiles situées dans 1 écliptique, con-traire à l’ellèt de la parallaxe, et dont la plus grande valeur fûtde 40 11 •
780. Bradley apperçut heureusement que cette différencede 40 " étoit précisément le chemin que la tetre parcourt dansson orbite en r6' de teins; il se rappela que la lumière em-ployât le même teins à parcourir le diamètre de l’orbite de laterre suivant la découverte faite par Router en iG-j 5 ( 83 qJ.llradley put d’abord imaginer que l'on voyoit les étoiles plustard, à cause de leur éloignement, quand elles étoient en con-jonction que lorsqu’elles étoient en opposition , et que par-là onles voyoit de 4° 11 moins avancées; mais, suivant ce raisonne-ment, il n’y auroit point eu d’aberration pour l’étoile située aupôle de l’écliptique, dont la distance est toujours la même.
781. Cependant l’étoile y du dragon avoit une abeiration de
20 11 au nord et au sud, qui croissoit comme les sinus des dis-tances au point où elle étoit nulle, llradley jugea que cetteétoile décrivoit un cercle semblable à celui qui auroit lieu parune parallaxe de 20 11 ; mais qu’elle le décrivoit de maniéré àêtre toujours avancée de2o f/ vers le côté où va la terre, puis-que l’étoile étoit plus à l’occident quand elle étoit en opposi-tion. Tel est le phénomène qui étoit indiqué par les observa-tions de Bradley: nous en parlerons plus au long H
restoit donc à chercher un moyen d’expliquer comment l’étoil#paroissoit toujours du côté où alloit la terre.
782. Enfin Bradley eut l’idée heureuse de combiner le mou-vement de la lumière avec celui de la terre suviaut les ioix dela décomposition des fotces: il essaya cette hypothèse; et,voyant qu’elle s’uccordoit parfaitement avec toutes les observa-tions, il rendit compte de sa découverte au mois de décembre1728. (Philosophical Transactions';.