288 A n n é g é d’astronomie, Li v. VII.
Pour faire voir combien son hypothèse s’accordoit avec sesobservations, Brndley disposa dans une fable i 5 observationsde y du dragon , faites dans tous les mois de l'année ; on y vovoitcombien à chaque jour elle devoif être plus méridionale sui-vant le calcul rigoureux fait d’après les principes que nous allonsindiquer, et combien elle avoït paru l’être par l’observation ;la différence ne va jamais au delà d’une seconde et demie.
Le même accord que l’on voyoit dans cette table de y du dra-gon parut sur toutes les autres étoiles; ainsi Dradley dut re-garder cet accord des observations comme une démonstrationde son hypothèse, ou plutôt il dut cesser de regarder commehypothèse une théorie qui s’accordoif si bien et avec le mou-vement des é'oiles et ar ec celui de la lumière déjà connu parles éclipses des satellites fB.jo).
y 83 . Je passe donc à l’explication de la cause que Brndleyassigna aux phénomènes qu il avoir observés; et tomme ou adans les conimencemens quelque peine à la bien concevoir , jevais tâcher de la mettre hors de doute , et: en rendre le prin ipeaussi évident que doit l’être une proposition mathématique : jevais donc le présenter sons différentes formes; tontes supposentnéanmoins que l’on ait une idée de la décomposition des forcesdans les parallélogrammes (480). Soit L une étoile (fig. 94)qui lance vers nous un rayon de lumière, considéré comme uncorpuscule qui va de E en B. Soit AB une petite portion del’orbite de la terre, de 20 11 par exemple (l oi: verra dans tminstant pourquoi nous choisissons ce nombre 10 11 ) et (IB l’es-pace que le rayon a parcouru pendant que la terre déorivoiEAB; nous supposons que le corpuscule de lumière B étoit enC lorsque la terre étoit en A, et arrive au point B en mêmeteins que la terre: par ce moyen CB et AB expriment les vi-tesses de la Imniere et de la terre en 8* de tems.
784. .Te lire la ligne CD parallèle et égale à AB, et je terminele paralh logramme DBA. Suivant le principe si connu de lacomposition et décomposition des forces, on peut regarder la1 ltes.se CB de la lumière comme résultante de deux vitesses sui-vant les directions CL) et CA. Li vitesse CD, étant du mêmes.ens et de la même quantité que la vitesse AB de la t'-irc, nesmiroil. être apperçue, elle est détruite pour nous; I <ril ne 'titt-roit \oir en vertu d’un rayon qui seroit poussé du même sens etavec la même vitesse que l’œil. Ainsi la seule paitie CA de lavitesse de la lumière subsistera pour nous ; le rayon par» iendraà n oue ceü sous la direction CA, et nom apperceyrons i’étoiie