T)R la Figure de la, Ferre. 29g
moindre qu’à Paris ( 101 1 j, il pouvoit très bien se faire queles parties de la terre y fussent aussi plus relevées et plus éloi-gnées du centre , ce qui devoit donner à la terre la figure d’unsphéroïde applati vers les pôles; le disque de jupiter , dont Cas-son avoit déjà observé l’applatissement, même avant l’annéeif>66, étoit une grande raison de croire aussi la terre applatie,comme il le dit lui-même ( Mèm . acad. 1701 ).
808. Voyons donc la maniéré dont les astronomes pouvoients’assurer de cet applatissement par la mesure des degrés de laterre sous différentes latitudes. Si la terre n’est pas ronde, lamesure de ses degrés doit so faire autrement que sur le globe.SoitEPQO (frg. 100) la circonférence applatie de la terre ; EDFQcelle d’un cercle circonscrit et qui a le même diamètre ECQ ;ayant pris un arc DF de ce cercle , qui soit ~ de la circonfé-rence entière , c’est-à-dire un degré , i’angle DCF sera aussid’un degré; mais l’arc GII de la terie applatie n’est point cequ’on doit appeler un degré de la terre , quoiqu’il soit comprisentre les lignes DGC et FI 1 C, qui font un angle d'un degré aucentre de la terre.
809. Je supposerai d’abord comme un principe d’hydrosta-tique démontré par l'expérience et par le raisonnement que lapesanteur agit toujours perpendiculairement à la surface de laterre, quelle que soit sa ligure. Les niveaux à bulle d’air, lesniveaux d’eau, les niveaux formés par un fd à-plomb, donnenttoujours le même résultat dans les nivellemens : cela prouveque le lil à-plomb est exactement perpendiculaire à la surfacede l’eau qui marque la surface de la terre , et qui prend néces-sairement la figure que la gravité donne à la terre ( Bouguer,Jig. de la terre , p. 355 ).
810. Le hl à-plomb qui, dans nos instrumens , marque laligne du zénit et auquel nous rapportons les hauteurs des astres,est doue perpendiculaire à la surface de la terre: et si un obser-vateur en P ( fig. toi ), par exemple, à Paris , voit une étoile,comme la claire de pensée , passer au méridien précisément parle zénit, il la verra sur la lime BPZ, qui est perpendiculaire àla surface de la terre, et qui ne va point se diriger au centreC , à moins que la terre 11e soit parfaitement sphérique. Unautre observateur situé en A , par exemple, à Amiens, voit lamême étoile sur un rayon AS, qui est parallèle à PZ, à cause dela grande distance : cette étoile paroît éloignée de la verticaleXAB d’un angle SAX. Si avec les instrmnens exacts qu’on em-ploie à ces obsei'vations on trouve que la claire de persée passe à