De VAttraction. 07t
'différentes positions ( 456 ). IX. Les inégalités prodigieuses dela comete de î^q, dont la derniere révolution s’est trouvéede 585 jours plus longue que la précédente , suivant le calculdes attractions de jupiter et de saturne (921). X. L’applatisse-inent de jupiter (q-ro) et de la terre (101 1). XI. L'attractiondes montagnes sur le pendule (819). XII. Le changement delatitude et de longitude des étoiles hxes ( 756 ), et la diminutionde l’obliquité de l’écliptique (j 5 &). XIII. Les mouvemens de#apsides des planètes ( 5 1 4 ) , sur-tout de l’apogée de la lune ( 5 y 1 },qui est prodigieux. XIV. Le mouvement des noeuds de toutesles planètes (5 > 8 ), sur-tout des nœuds de la lune, qui «-..t siconsidérable et si sensible, que dans neuf ans l’orbite de la iur.ose renverse , et qu’elle passe à io° des étoiles qu’elle couvroicauparavant (578). XV. Les inégalités des satellites de jupiter(843 et suiv.)
De ces quinze especes de phénomènes la plupart sont inex-plicables dans le système des tourbillons et du plein ; et c’estavoir démontré d’une maniéré complété l’impossibilité du sys-tème des Cartésiens que d’avoir prouvé l’existence de ces phé-nomènes et la maniéré dont ils résultent de l’attraction. Il nosaurait y avoir actuellement un géomètre ou un seul astronomepassablement instruit des phénomènes et des nouvelles théoriesqui puisse méconnoître l’attraction universelle.
1000. Plusieurs physiciens célébrés se sont efforcés d’expli-quer la loi de l’attraction par une cause impulsive , par unfluide, par le mouvement des atomes, etc. Mais en seroit-ou plusavancé? il resteroit 4 expliquer la cause dece mouvement primi-tif: or les causes premières sont au dessusde notre entendement.
Maupertuis et la plupart des métaphysiciens anglois pensentque l’attraction dépend d’une propriété intrinsèque de la ma-tière. « Si cette propriété étoit métaphysiquement impossible,« dit Maupertuis (1 ), les phénomènes les plus press-ans de lau nature ne pourroient pas la faire recevoir; mais si elle 11e« renferme ni impossibilité ni contradiction , on peut librement« examiner si les phénomènes la prouvent ou non ; car dès lors« l’attraction n’est plus qu’une question de fait, et c’èst dans le« système de l’univers qu’il faut aller chercher si elle est un« principe qui ait effectivement lieu dans la nature. Or, certai-« nernent il n’y a point d’impossibilité métaphysique ni de cou-« tradiction dans la loi de l’attraction, c'est-à-diro que rien ne
( 1 ) Discours sur les différentes figures des astres, îySa, in-8°.
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