Z ']2 ÀBIticiî I)’AStRO»OMlï,UT. XII.
« démontre la proposition contradictoire: Les corps célestes n«k s’attirent point. Je me datte qu’on ne m’objectera pas que« cette propriété dans les corps de peser les uns vers les autres« est moins concevable que celles que tout le monde y reconnoît.u La maniéré dont les propriétés résident dans un sujet est tou-jours inconcevable pour nous ; on ne s’étonne point de voir un« corps en mouvement communiquer ce mouvement à d’autresce corps: l’habitude qu’on a de voir ce phénomène empêche qu on« en voie le merv eilleux; mais au fond la force impulsive est aussi« peu concevable que l’attractive. Qu’est-ce que cette force im-cepuLive? comment réside-t-elle dans les corps? qui eût pute deviner qu’elle y réside avant que d’avoir vu les corps s««choquer?»
«L’existence des autres propriétés dans les corps n’est pas ï«plus aisée à concevoir, et nous sommes par tout obl gés de 'c< supposer des loix primitives, dont nous ne connoissons ni la !ce cause ni l'origine; leur existence est la seule chose qui soi# j« du ressort de J’esprit humain , mais sur-tout de la géométrie.» jîoor. Supposons donc l’existence de l’attraction univer-selle, et cherchons les effets qui doivent en résulter ; leur ac-cord avec les phénomènes observés et connus nous fera voirpar-tout la certitude et l’évidence de cette loi.
Nous supposerons , comme il est naturel de le faire, que l’at-traction est proportionnelle à la masse ou à la quantité de matièrequi attire: on ne peut pas le démontrer par les faits, car nousne pouvons juger de la quantité de matière que par le poids oul’attraction; mais, à moins qu’on ne pût démontrer le con-traire, on est obligé de supposer que chaque particule est douéede la même propriété, c’est-à-dire que l'attraction de deux par-ticules sera double de l’effet d’une seule, et qu’en général l'at-traction est proportionnelle à la matière qui attire.
La force avec laquelle une plancte est attirée ne dépendpoint de la masse de cette planete attirée; l’expérience le prouve,
J niisque les grosses masses tombent avec la même vitesse quees petites. On comprend d’ailleurs que si une seule particule ■de matiert est attirée avec une force quelconque, toutes les par-ticules qui seront auprès d’elle seront attirées chacune avec la ■même force; il n’y a aucune raison pour que la seconde soit atti-rée moins que la première , et la présence de la seconde nechange rien à la force qui agissoit sur la première ; donc la forceattractive ne dépend que de la masse qui attire, et non pas decelle qui est attirée.