Buch 
Abrégé D'Astronomie / Par Jérôme Lalande, ...
Entstehung
Seite
404
JPEG-Download
 

A n B i G n d A 8 T n O N O M I B , LIT. XIT.

vers lastie qui attire les eaux, ou un peu en arriéré (1084).

io83. Le degré dcllipticité dun pareil sphéroïde est cinqquarts delà force perturbatrice au point elle est le plus grande;en sorte qu'ayant calculé la force attractive du soleil sur leseaux ou trouve que lapplatissenient de ce sphéroïde est depouces ; cest la quantité dont la force seule du soleil est ca-

f jable délever les eaux de la iner sous léquateur. Nous verronsilentôt que la lune peut en produire trois fois autant ; ce quiferoit en tout 8 pieds de marée dans une mer libre : mais cettohauteur est souvent diminuée par la résistance du fond ; carelle uest que de 3 pieds ù l'isle de Sainte-Héleue , au cap doEonne-Espérance, dans les Philippines et lesMoluques, et dansle milieu de la mer du sud ; au contraire elle est souvent aug-mentée par la situation et la figure des côtés , puisquk Saint-Malo il y a jusquà ^9 pieds de marée, à cause de sa situationdans un golfe, et de lobstacle que les côtes d'Angleterre op-posent à l'écoulement des eaux.

1084. Ce nY.'t pas précisément vers le soleil ou vers la lunequest dirigé le sommet de cef ellipsoïde aqueux, caron ob-serve que la marée narrive quenviron après leur passageeu méridien dans les mers libres; cest ainsi que la Caille laobservé au Cap ( Mèm. acad. i"5i);M. Maskelyne, à 2 h { àl isle de Suinte-Ilélene (P/iil. Trans. Ainsi, quand nous

parlerons dans les articles suivans de 1 astre qui produit la ma-rée, il faudra entendre un point qui est à 35° environ plusoriental que le vrai lieu de lastre. Et à légard des côtes quisont plus reculées la marée est encore plus retardée; elle ar-rive à Brest à S 51 55 f ; à S.-Malo cest 6 h , à Caen 9^, à Dieppero h f, à Calais 1 î 1 ^, à Dunkerque 13 heures: vovez la table de1 Etablissement du Port, qui est dans la Connaissance des terns;dans lArchitecture hydraulique de Bélidor, et dans tous leslivres de navigation, tels que ceux de Fournier, de Bouguer,de Robertson, et avec plus détendue dans mon traité du Fluxet du Reflux de. la mer , en 1 ~81.

Ce retardement des marées est un effet bien naturel de liner-îie des eaux, de la résistance quelles opposent à l'effet de lat-traction, et du frottement quelles éprouvent le long des côtes,qui retarde nécessairement leur progrès en hauteur.

io85. Pour donner le calcul des phénomènes des marées je mecontenterai de lhvpothese ordinaire, et je supposerai, commeNewton et Bernoulli, que la terre est environnée dune couchafluide qui,par lattraction du soleil et delà lune, prend une figure

\