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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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66 COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE

« Tout en assurant la sûreté et l’exactitude dans les fonctions des nom-breux mécanismes et dans leurs diverses transmissions, l’on n’a pas sacrifiél’élégance des formes et l’harmonie des dispositions; aussi les moteurs etle mécanisme, pris soit isolément soit dans leur ensemble, présentent unarrangement fort agréable à la vue.

« Il est à remarquer qu’il n’entre dans la construction de l’horloge aucunepièce de bois ou d’une autre matière se détériorant facilement; l’on a tou-jours fait choix des métaux qui présentent le plus de dureté, et qui garan-tissent ainsi la conservation de l’œuvre.

« Cette horloge, fruit de calculs immenses, de recherches laborieuses,et de travaux ardus, n’est'donc point, comme bien des personnes ont pu lecroire, une simple.restauration, c’est une œuvre toute neuve et d’inventionet d’exécution, une œuvre qui marque avec la même exactitude dessecondes et des périodes dépassant 25 mille années. »

L’HORLOGE DE LYON

L’horloge de Lyon, faite en 1598 par Nicolas Lyppyus, de Bâle en Suisse ,acquit une célébrité aussi grande que celle de Strasbourg . Moins compliquéeque cette dernière, elle était beaucoup mieux exécutée. Quelques annéesplus tard, elle fut réparée et notablement augmentée par Nourrisson , habilehorloger lyonnais . Dumont, qui a vu cette horloge vers le milieu duxvn e siècle, en donne la description suivante :

Description de l’horloge de Lyon

« La première chose que l’on remarque dans cette horloge, c’est un grandastrolabe dans lequel les mouvements des cieux sont si bien représentés,que l’on y peut reconnaître distinctement et exactement Je cours des astres,et généralement l’état du ciel à chaque heure du jour. Le soleil y paraît surle zodiaque dans le degré du signe où il doit être, et marque journellementson lever et son coucher, la longueur des jours et des nuits, et même la duréedes crépuscules, avec une justesse surprenante. La lune, qui n’y paraît jamaiséclairée que du côté qui regarde le soleil, marque par là, aussi bien que par