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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE

mais aussitôt que lon retirait la boîte de dessus son plan incliné, et quonla posait sur un plan horizontal, le mouvement de lhorloge cessait, eton nentendait plus le mouvement de son balancier, parce qualors lafigure ronde étant dans son état naturel, il ne se faisait plus deffort.

Les huitième et neuvième horloges étaient faites sur le même principe.La longueur et la ^disposition du plau incliné en faisaient toute la différence.Ce plan pouvait être tellement prolongé que lhorloge pouvait marcher pen-dant plus dune semaine sans quon remontât la boîte, etc.

Les pièces dixième et onzième étaient des horloges de sable qui navaientrien de bien remarquable.

La douzième horloge était un globe céleste qui tournait sur la tête dunatlas, etc.

Lhorloge quatorzième avait son cadran en ovale, et son aiguille sallon-geait et saccourcissait suivant les différents diamètres de lovale, en marquant ,les heures. Au-dessous de ce cadran, il y avait une niche par laquelle onvoyait sortir des figures qui marquaient les différents jours de la semaine.

Lhorloge seizième avait son mouvement semblable à celui des pendulessimples; son cadran seul en était différent : il navait point daiguilles, maisà leur place il y avait deux cercles inégaux, dont le plus grand marquaitles heures, et le plus petit les quarts. Ces deux cercles étaient cachés danslintérieur de la machine; ils ne faisaient paraître, par des ouvertures, quelheure courante. Ce qui rendait cette machine très-commode, cest que lescaractères qui marquaient les différentes heures étaient taillés à jour surles cercles, et pouvaient par conséquent sapercevoir pendant la nuit, aumoyen dune lampe que lon plaçait derrière la machine, et dont la lueurne paraissait quà travers les petits vides qui les formaient, etc.

Lhorloge dix-septième était un plat détain sur le bord duquel les heuresétaient gravées comme sur un cadran. Après avoir rempli deau ce plat, ony jetait une figure de tortue de liège qui allait chercher lheure courantepour la marquer avec son petit museau ; lorsquelle lavait trouvée, elle syarrêtait; si on voulait len éloigner, elle y retournait aussitôt, et si on lylaissait, elle suivait imperceptiblement les bords du plat marquant toujoursles heures.

Un mot sur la Samaritaine. Bien des vieillards qui vivent encore aujour-d hui se souviennent de lavoir vue fonctionner sur le Pont-Neuf , elle enétait un des plus beaux ornements. Cet édifice, commencé sous Henri III ,ne fut totalement achevé que sous Louis XIV ..Il renfermait une pompe qui