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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE

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note 4) eut pour émules et pour amis Lebon et Gaudron, qui réunirent leurscommuns efforts pour atteindre le but que sétait proposé le duc dOrléans.

Julien Le Roy , âprès sêtre distingué par une dextérité toute particu-lière, ne tarda pas à se signaler par des inventions précieuses. Il ima-gina dabord une pendule à équation que lAcadémie des Sciences honorade ses suffrages. Peu après, ayant lu, dans Y Optique de Newton, les expé-riences que celui-ci rapporte pour montrer les lois suivant lesquelles agitlattraction de cohésion, Julien Le Roy eut lidée de faire servir cette pro-priété des fluides à fixer I huile aux pivots des roues et du balancier desmontres, et par, de diminuer considérablement lusure et les frottementsde ces parties. Pour cet effet, il imagina différentes pièces qui ont été géné-ralement adoptées. Telles sont les potences, au moyen desquelles on peutrendre léchappement aussi parfait quil puisse être, etc. Les montres an-glaises à répétition avaient, à 1 époque dont nous parlons, quatre enveloppesou boîtes. 11 arrivait de que, malgré leur grosseur apparente, le mou-vement de ces montres était si petit, et leur moteur si faible, que lesmoindres variations dans la ténacité de lhuile y produisaient des erreursconsidérables.

Au moyen des répétitions sans timbre, Julien Le Roy supprima troisboîtes sur quatre, en sorte que le mouvement dune répétition de cet habilehorloger est à celui dune répétition anglaise dans le rapport de soixante-quatre à vingt-sept. Il est aussi lauteur des répétitions dites à boîtes levées,qui ont lavantage dêtre dune exécution plus facile en ce que les pièces dela quadrature sont mieux distribuées, et quelles ont une place plus grandepour fonctionner et produire leurs effets.

On sait quil est assez commun de voir des répétitions qui, ayant marchéun certain temps, ou par leffet du froid, sonnent lentement ou même nesonnent pas du tout. Lhuile du rouage de la sonnerie étant alors congelée,le ressort nest plus assez fort pour faire tourner les roues et lever le mar-teau. Cet inconvénient est prévenu, dans les montres de Julien Le Roy , parun petit échappement substitué aux dernières roues, et qui évite la plupartdes inconvénients attachés au pignon du volant.

Non content de travailler assidûment pour perfectionner ses ouvrages,Julien Le Roy avait le soin de recueillir tout ce qui paraissait dutile ou decurieux en Angleterre ou ailleurs. Cest ainsi quayant entendu parler avan-tageusement des inventions de Graham, il fit venir de Londres , en 1728, lapremière montre à cylindre quon ait vue à Paris ; il en étudia le méca-