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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE

I3S

461 lignes, soixante-neuf trois cent soixantièmes de ligne, en passant duterme de la glace à 27 degrés de la chaleur donnée par le thermomètre deRéaumur.

Cest vers le commencement du xvm" siècle, après l'invention duuéchappement qui décrivait de petits arcs, et permettait lemploi dune len-tille pesante, que le pendule est devenu un régulateur assez parfait pourfaire connaître quen passant de lété à lhiver, lhorloge éprouvait des va-riations dont les véritables causes étaient dans la dilatation et la contractiondes métaux. Yendelin avait déjà fait des remarques à ce sujet vers la fin duxvn° siècle.

La théorie du pendule, si bien établie par Galilée et Huyghens , prouvaitque, par le changement de sa longueur, les oscillations ne conservaient plusla même durée; car, suivant cette théorie, les durées des vibrations, dansles pendules, sont entre elles comme les racines carrées des longueurs deces pendules; et le calcul nous fait connaître que, si, dans le pendule quibat les secondes ou qui a trois pieds huit ligues et demie, la longueur changede la centième partie dune ligne, lhorloge variera dune seconde en vingt-quatre heures, et, si le pendule bat les demi-secondes, la cenlième parliedune ligne fera varier lhorloge de quatre secondes dans le même temps.

Après avoir reconnu ces variations de lhorloge et les causes qui les pro-duisent, les artistes se sont occupés des moyens de correction, et ils les onttrouvés dans la cause même. Pour cet effet, ils ont employé la dilatation dumétal à ramener continuellement la lentille du pendule à la même distancedu point de suspension. Cette première idée a produit ce quon appelle unecontre-verge, semblable à celle du pendule et de même longueur. Cetteverge étant fixée par le bout inférieur au mur solide auquel est attachéelhorloge, le bout supérieur, qui est coudé, soutient le ressort qui suspendle pendule, en sorte quà mesure que la dilatation allonge la verge de cependule, la même dilatation allonge la contre-verge et remonte le ressortde suspension ; ce ressort, pincé par le pont qui fixe le point de suspension,

devient nécessairement plus court, et ramène le pendule à la même Ion -

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gueur. Tel est le principe de ce premier moyen de compensation, qui agithors du peudule.

Un autre moyen très-ingénieux, cest celui qui est fondé sur les dila-tations différentes quéprouvent deux métaux exposés à la même chaleur;celui-ci sadapte au pendule même, dont la verge devient composée de plu-sieurs barres de deux métaux. On fait servir lexcès de la dilatation du