COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE
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461 lignes, soixante-neuf trois cent soixantièmes de ligne, en passant duterme de la glace à 27 degrés de la chaleur donnée par le thermomètre deRéaumur.
C’est vers le commencement du xvm" siècle, après l'invention d’uuéchappement qui décrivait de petits arcs, et permettait l’emploi d’une len-tille pesante, que le pendule est devenu un régulateur assez parfait pourfaire connaître qu’en passant de l’été à l’hiver, l’horloge éprouvait des va-riations dont les véritables causes étaient dans la dilatation et la contractiondes métaux. Yendelin avait déjà fait des remarques à ce sujet vers la fin duxvn° siècle.
La théorie du pendule, si bien établie par Galilée et Huyghens , prouvaitque, par le changement de sa longueur, les oscillations ne conservaient plusla même durée; car, suivant cette théorie, les durées des vibrations, dansles pendules, sont entre elles comme les racines carrées des longueurs deces pendules; et le calcul nous fait connaître que, si, dans le pendule quibat les secondes ou qui a trois pieds huit ligues et demie, la longueur changede la centième partie d’une ligne, l’horloge variera d’une seconde en vingt-quatre heures, et, si le pendule bat les demi-secondes, la cenlième parlied’une ligne fera varier l’horloge de quatre secondes dans le même temps.
Après avoir reconnu ces variations de l’horloge et les causes qui les pro-duisent, les artistes se sont occupés des moyens de correction, et ils les onttrouvés dans la cause même. Pour cet effet, ils ont employé la dilatation dumétal à ramener continuellement la lentille du pendule à la même distancedu point de suspension. Cette première idée a produit ce qu’on appelle unecontre-verge, semblable à celle du pendule et de même longueur. Cetteverge étant fixée par le bout inférieur au mur solide auquel est attachéel’horloge, le bout supérieur, qui est coudé, soutient le ressort qui suspendle pendule, en sorte qu’à mesure que la dilatation allonge la verge de cependule, la même dilatation allonge la contre-verge et remonte le ressortde suspension ; ce ressort, pincé par le pont qui fixe le point de suspension,
devient nécessairement plus court, et ramène le pendule à la même Ion -
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gueur. Tel est le principe de ce premier moyen de compensation, qui agithors du peudule.
Un autre moyen très-ingénieux, c’est celui qui est fondé sur les dila-tations différentes qu’éprouvent deux métaux exposés à la même chaleur;celui-ci s’adapte au pendule même, dont la verge devient composée de plu-sieurs barres de deux métaux. On fait servir l’excès de la dilatation du