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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE
Eu 1739, Julien Le Roy soumit au jugement de l’Académie des sciences une pendule astronomique avec un très-bon mécanisme de compensationhors du pendule. (Voyez Thiout, t. Il, p. 272.)
Le savant Deparcieux proposa, en 1739, plusieurs constructions de pen-dules composés, dont quelques-uns ont obtenu beaucoup de succès.
Cassini, à peu près vers la môme époque, remit à l’Académie des sciences un mémoire dans lequel il proposait divers moyens de correction des effetsdu chaud et du froid sur le pendule. ( Histoire et Mémoire de l'Académie des sciences , 1741.)
Rivaz , en 1749, composa un pendule avec un métal dont la dilatationétait double de celle du fer. Ce métal était renfermé dans un canon de fusilqui formait la verge du pendule, d’où est venue sans doute la dénominationde pendule à canon de Rivaz .
Passement, vers la même époque, employa un pendule formé par deuxverges, l’une de cuivre, l’autre d’acier, et ce qui manquait à la corrections’opérait par des leviers renfermés dans la lentille.
Ellicot, horloger de Londres , publia, en 1753, un ouvrage ayant pourtitre : Description de deux méthodes par le moyen desquelles les irrégula-rités du mouvement des horloges, dépendant de l’influence du chaud et dufroid sur la verge du pendule, peuvent être corrigées. Ce mémoire avaitété lu et approuvé par ia Société royale de Londres , le 4 juin 1752.
La première de ces méthodes consiste dans le pendule lui-même. L’hor-loge, faite exprès et avec son pendule, fut exécutée au commencementde 1738.
T^a seconde méthode proposée par Ellicot se rapporte aux contre-vergesemployées en France par Deparcieux .
Lepaute , daus le Traité d’horlogerie qu’il fit avec l’astronome Delalande,en 1755, donne la construction d’un pendule pour la compensation deseffets de la chaleur et du froid. (Voyez Lepaute, Traité d’horlogerie, p. 21.)
Enfin, au commencement de 1763, Ferdinand Berthoud , dans son Essaisur l'horlogerie , a fait de précieuses recherches pour arriver à une exactecompensation de l’inlluonce du chaud et du froid sur le pendule. Le résultatde ses travaux, souvent expérimentés, a été un pendule à châssis dont lesdimensions et les effets sont absolument les mêmes que dans le pendule àgril de Harisson. Il faut le dire cependant : le pendule de l’horloger anglais ,invente en 1726, n’a été réellement connu en France que vers le milieude 1763, et déjà à cette époque les artistes français étaient parvenus à