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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE

très fussent examinées et éprouvées. Harisson représenta à ses juges quelacte du parlement nexigeait pas de lui des épreuves et des constructionsnouvelles, mais seulement le détail et lexplication dune des montres quiétaient faites; il offrit de donner cette explication de vive voix et par écrit,avec les dessins et les procédés nécessaires pour mettre les ouvriers en étatde comprendre et dexécuter de semblables machines. Mais une partie descommissaires ayant persisté à juger que cela nétait pas suffisant pour rem-plir lobjet et lintention du parlement, Camus, Lalande et Berthoud quittèrentlAngleterre.

Harisson fils partit donc une seconde fois pour lAmérique , le 28 mars 1764;le terme de son voyage fut seulement la Barbade , il arriva le 13 mai, etil fut de retour en Angleterre le 18 septembre de la même année. Ce secondvoyage ne laissa plus de doute sur le droit de Harisson à la récompense pro-mise. Il fut décidé unanimement par le bureau des longitudes quil avaitdéterminé la longitude de la Barbade , même en deçà des limites prescritespar lacte de la reine Anne, pour la récompense entière : 5,000 livres ster-ling lui furent accordées, le surplus devant lui être payé lorsquil aurait dé-voilé la construction de sa montre, et mis les artistes à portée den faire desemblables. Harisson satisfit à ces dernières conditions, suivant lattestation,que lui en donnèrent les commissaires nommés à cet effet par le bureau,et qui étaient tous des hommes célèbres. Ils attestèrent que Harisson leuravait développé la construction de sa montre à leur entière satisfaction, etc.On parlait encore, avant de le payer complètement, dexiger de lui, indé-pendamment de cette explication, quil eût déjà mis quelque artiste en étatde construire une semblable montre; mais, sur ses réclamations, on nin-sista pas. En effet, il était temps que Harisson, âgé denviron 75 ans, quiavait consacré sa vie entière à un objet aussi utile à lAngleterre et au mondeentier, jouit de la récompense quon lui devait. Harisson obtint en 176310,000 livres sterling ou 246,000 francs. Le parlement assigna en mêmetemps une récompense de 3,000 livres sterling au célèbre Euler , de Ber­ lin . Une autre somme de 3,000 livres sterling fut aussi donnée aux héri-tiers de Tobie Mayer, de Gœttingue , en reconnaissance des tables lunairesquil avait dressées. De plus, le parlement promit une récompense de5,000 livres sterling aux personnes qui feraient, par la suite, des décou-vertes utiles à lart de la navigation.

Harisson publia les principes de sa montre dans un mémoire quil écrivitlui-même, et qui parut à Londres en 1767. Ce grand artiste, dont shonore