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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE

et ne pourrait la donner autrement; car, si nous concevons le soleil vrai etle soleil moyen éloignés lun de lautre de quatre degrés, en sorte quildoive sécouler plus d un quart dheure de différence entre leurs passagesau méridien, cet espace dun quart dheure doit se compter, comme tousles autres temps des tables astronomiques, sur la même horloge et sur lamême échelle que toutesles révolutions et toutes les durées des mouvementscélestes : il doit donc se compter en minutes de temps moyen (voy. P. LeRoy, Etrenn. chron .y F Encyclop. des sciences; janvier, la Connaissance destemps, etc.).

DES PENDULES ET DES MONTEES A ÉQUATION.

« Solem quis dicere falsum audeat? » Qui osera soupçonner de lerreurdans le soleil? (Virgile, Géorg.)

Les astronomes, suivant lexpression de P. Le Roy, ont fait plus queloser; ils ont prouvé, comme nous lavons dit dans le chapitre précédent,que la marche de lastre du jour était irrégulière. Cest pour obvier à cetinconvénient que les horlogers des xvn' et xvm 6 siècles ont inventé lespendules à équation.

Léquation est cette partie de lhorlogerie qui indique les variations dusoleil ou la différence de son retour au méridien.

Les premières horloges qui ont été faites ne marquaient que le tempsmoyen; la disposition de ces machines ne pouvait indiquer les parties dutemps que par des intervalles égaux.

Ce ne fut que lorsquon eut déterminé la quantité de variation appa-rente du soleil, après une longue suite dobservations astronomiques, quelon chercha les moyens de faire suivre aux horloges ces mêmes variationsdu soleil, ce qui donna lieu aux pendules à équation. Les différentes espècesde construction que lon a mises en usage pour faire marquer aux hor-loges le temps vrai et moyen peuvent se réduire aux suivantes : 1° auxpendules à équation qui marquaient les deux temps par le moyen dedeux aiguilles; telle est celle dont parle le P. Alexandre, p. 343. Cettepièce était dans le cabinet de Philippe II , roi dEspagne; elle fut la pre-mière pendule à équation connue.

Voici ce que dit Sully, dans sa réponse au P. Kéfra, sur les premièreséquations : « Il y a deux manières de produire à peu près la même chose(de marquer léquation); lune est par une pendule dont les vibrations