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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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DU PRINCE SOLTYKOFF,

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sont réglées par le temps égal ou moyen, et dont la réduction du temps,égal à l’apparent, est faite par le mouvement particulier d’une secondeaiguille de minutes sur le cadran, et c’est de cette manière qu’est faite lapendule du roi d’Espagne ...

« La seconde manière , qui est celle que j’entends et qui n’a pas encoreété exécutée, que je sache, est par une pendule dont les vibrations seraientréglées sur le temps apparent et qui, par conséquent, seraient inégalesentre elles. Celte pendule ayant son cadran à l’ordinaire, ses aiguillesd’heures, de minutes, de secondes, seraient toujours d’accord, et montre-raient uniquement et précisément le temps apparent comme il nous estmesuré par le soleil.

«Celles que l’on construisait en Angleterre, à la même époque, étaientétablies suivant le premier système, lequel fut adopté de préférence parJulien Le Roy et Ferdinand Berthoud . »

DE LA FORME DES MONTRES DURANT LA SECONDE MOTT11ÎDU XVIII e SIÈCLE.

Sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI , les montres étaient fortrépandues en France ; celles en or présentaient presque toutes des sujetsciselés qui, se détachant en relief sur le fond des boîtes, représentaient desfruits, des guirlandes de fleurs, etc. Parfois aussi on entourait ces boîtesde diamants ou de perles fines. Les cadrans, ordinairement en émail,n’offraient rien de particulier; mais les aiguilles qui marquaient les heureset les minutes étaient souvent parsemées de petites roses.

Lorsque Voltaire se fut retiré à Ferney , il établit dans celte contrée unefabrique d’horlogerie qui eut du succès. Les montres que l’illustre auteur deZaïre et de Mahomet faisait fabriquer, dans la retraite qu’il s’était choisie,étaient généralement ornées d’un médaillon peint sur émail qui représen-tait soit un buste de femme, soit un sujet pastoral. Il existe encore uneassez grande quantité de ces montres, qui sont fort recherchées des ama-teurs.

Plus heureux que Charles Quint, le patriarche de Ferney trouvait queses différentes pièces d’horlogerie donnaient l’heure avec une grande pré-cision. « Je n’aurais rien à désirer, disait-il, si mes ouvriers, calvinistes etcatholiques, s’accordaient aussi bien que les frêles instruments qu’ils mefabriquent. »