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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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DU PRINCE SOLTYKOFF.

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quelques jours après le pape Jean XII les reçut lun et lautre avec faveuret distinction;

Dans cette ville Gerbert vit pour la première fois lempereur Othon le Grand , avec lequel il eut plusieurs conférences qui, établissant entre eus uneaffection mutuelle, eurent pour effet dattacher pour toujours Gerbert à lamaison de lillustre fondateur des républiques italiennes.

A lépoque dont nous parlons, le roi Lothaire régnait en France , mais sapuissance était affaiblie par les guerres intestines que se faisaient les princeset les gouverneurs des provinces qui, reconnaissant à peine sa suzeraineté ,se liguaient souvent avec ses ennemis du dehors, pour ébranler sa puissanceet asseoir la leur sur des bases plus solides.

Lothaire , que des liens de parenté unissaient à la maison impériale deSaxe , avait envoyé un ambassadeur à Othon . Ce diplomate ne tarda pas àreconnaître les hautes qualités de Gerbert, et il lemmena avec lui en France aussitôt que sa mission fut remplie. Les deux nouveaux amis, après avoirpris congé de lempereur et de la reine Adélaïde, sa femme, qui les com-blèrent de présents, partirent en effet pour la France , et ils arrivèrent àParis pour assister aux derniers moments du roi, et à lintronisation de sonfils Louis Y, dernier rameau de larbre carlovingien.

Gerbert, installé dans la capitale du royaume de France, ne tarda pas ày prendre la place que ses vastes connaissances lui méritaient; mais dévorétoujours par le désir den acquérir de nouvelles, il alla successivement étu-dier dans les couvents de Fleury, de Tours , de Metz , dAuxerre , de Verdun ,de Toul , de Liège , de Lobbes, de Gembloux , de Corcum, de Trêves , les-quels formaient comme un réseau de haut enseignement. Ce fut dans cesdivers monastères quil se .lia damitié avec Adalbéron , Notger , Ecbert,Eccard, Adson, Constantin et plusieurs autres savants abbés, évêques etarchevêques.

Rassasié de sciences, Gerbert voulut enfin prendre un peu de repos, et ilalla se fixer à Reims , près de son ami Adalbéron , qui occupait alors le siègearchiépiscopal de Saint-Rerai, devant lequel les rois de France venaientsagenouiller pour recevoir Fonction sainte. Mais ce fut en vain que Gerbertcompta sur quelques moments de loisir : on lui offrit et il accepta la chaireque le célèbre Hincmar avait déjà illustrée, et il la rendit plus illustreencore. Il plaça à côté des statues des pères de lEglise, celles de Démos-thène, de Virgile , dHorace , de Térence , de Lucain , de Cicéron etdAristote , et il fit sentir dans ses leçons, auxquelles assistaient les plus