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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE

grands personnages de lépoque, toutes les beautés des historiens, despoètes et des orateurs de la Grèce et de Rome . Il donna une attention touteparticulière à lenseignement des sciences exactes. Grâce aux chiffres arabes,à la numération décimale, et à une machine à calculer appelée abacus, quilavait apportés de Cordoue , il put faire descendre les mathématiques au ni-veau de toutes les intelligences. Il vulgarisa lastronomie à laide de diffé-rentes sphères, quil construisait souvent de ses mains. Il employa le mono-corde des Grecs anciens pour redresser loreille et la voix de ses auditeurs,dont il adoucit les mœurs sauvages en les soumettant aux charmes de lamusique. (Voy. J. Sabbatier, Notice surGerhert.)

Malgré les travaux que nécessitait son école, il trouvait encore le tempsde correspondre avec les plus éminents personnages de son époque ; il selivrait même, dans le silence de la nuit, à son goût favori pour la mé-canique.

Il construisait alors des clepsydres à rouages, des orgues hydrauliques,des cadrans solaires et autres instruments propres à mesurer le temps. Ilest prouvé que Gerbert inventa des tubes qui, garnis de verres à leursdeux extrémités lui rendaient plus faciles les observations astronomiques;il découvrit, si lon en croit les biographes, six cents ans avant Franklin , lemoyen de se rendre maître du fluide électrique.

« Rome ne vit pas sans admiration son pontife dresser, pendant les nuitspures de lItalie , un tube à travers lequel il contemplait le mouvement desdeux...., et, pendant les chaleurs du jour, érigeant sur les places publiquesune pointe aiguë au sommet dune flèche immense, manier la foudre, défierlorage, gouverner la tempête. » (Voy. M. L. Barse, Lettres de Gerbert,2 vol.) Quelques historiens, tels que les bénédictins, le Père Alexandre,Moréri , Marlot, Brovius, Dithmarus, le président Hénault, etc., pensent, etce nest pas sans raison, quil fut linventeur du poids moteur qui remplaçasi avantageusement ce réservoir liquide constituant la force motrice desrouages primitifs. Plusieurs auteurs modernes ét entre autres MM. Axinger,L. Barse et J. Sabbatier, sappuyant sur des textes sérieux, ont dit que Ger­ bert , dans le cours de ses travaux de haute mécanique, avait cherché à uti-liser la vapeur comme force motrice et quil lavait appliquée à un orgue àrouage dune grande dimension.

M. David (dAngers ), ayant eu à exécuter la statue de Gerbert , pour laville dAurillac , na pas manqué, dans un des bas-reliefs de ce monument,de montrer le pape Silvestre II dans son laboratoire, soccupant de-