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Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
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COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE

gleterre en profita pour engager Sully à revenir dans sa patrie avec tous lesouvriers quil lui serait possible damener avec lui. Sully retourna donc àLondres ; mais le peu de secours quil y trouva, joint à son inclination pourla France le ramenèrent bientôt à Versailles ;, devenu plus laborieux etmoins prodigue, il acquit en peu de temps lestime de toute la cour, et il setrouva bientôt, par son travail, non-seulement en état de subvenir à tousses besoins, mais aussi de satisfaire à ses engagements antérieurs. Ce futalors que, libre et lesprit tranquille, il construisit son horloge à levier ho-rizontal pour lusage de la marine. 11 appliqua son nouvel échappement àcette machine, et il la présenta à lAcadémie . Bientôt le roi lui accorda unepension de six cents livres quil conserva jusquà sa mort.

Lhorloge de Sully était travaillée avec beaucoup de soin, et elle marchapendant plusieurs semaines avec une régularité parfaite. Ce mode dhorlogeeut dabord un grand succès; mais il ne dura pas longtemps : le nouveléchappement de Sully ne valait rien, et lauteur lui-même fut obligé de leremplacer par celui à roue de rencontre.

En 1726, Sully fit un voyage à Bordeaux pour faire sur mer des expé-riences propres à constater le degré de régularité de son horloge. On peutvoir les détails quil publia à cette occasion dans une brochure intitulée :Description d'une horloge dune nouvelle invention, etc.

Sully, après avoir été très-bien accueilli à Bordeaux , revint à Paris , iltrouva ses affaires dérangées; le chagrin quil en éprouva altéra sa santé,et il resta longtemps malade. Dès quil fut rétabli, il entreprit lexécution dela méridienne de Saint-Sulpice.

En 1728, il publia un petit ouvrage dont le titre était : Méthode pour ré-gler les montres et les pendules, dans lequel il donnait le plan dun grandtraité dhorlogerie quil espérait peut-être un jour mettre à exécution.

Sully fit paraître successivement : la règle artificielle du temps, la nou-velle pratique pour connaître plus exactement la longitude dans la navi-gation.

Ce célèbre horloger fut un de ceux qui créèrent la Société des Arts, qui,protégée et présidée par le régent, rendit de grands services à la sciencechronométrique.

Après avoir employé beaucoup dénergie pour étendre linfluence de cetteSociété, Sully en devint le martyr. Son zèle lentraîna trop loin. Un jour,dit-on, ayant appris quune personne qui demeurait dans un quartieréloigné avait lintention de présenter un ouvrage de nouvelle invention, il