Buch 
Collection archéologique du Prince Pierre Soltykoff : horlogerie: description et iconographie des instruments horaires du XVIe siècle ; précedée d'un abrégé historique de l'horlogerie au Moyen Âge et pendant la Renaissance suivie de la bibliographie complète de l'art de mesurer le temps depuis l'antiquité jusqu'a nos jours / par Pierre Dubois
Entstehung
Seite
188
JPEG-Download
 

188

COLLECTION ARCHÉOLOGIQUE

Berthoud. (Nous avons nous-même donné la description de cette machine àl’article Horloges astronomiques de notre Histoire de l’horlogerie.)

A l’exposition de 1806, Janvier offrit une horloge avec le système d’équa-tion du temps par les causes qui la produisent. Cette pièce, construite ex-près pour servir de modèle à des pendules à équation, mais d’un genre ab-solument neuf, fut particulièrement mentionnée dans Je rapport du juryqui contient, pour 1 auteur, un nouvel hommage rendu à son talent.

En 1810, il publia les Étrennes chronométriques, sur un plan plus étenduque celui qu avait conçu Pierre Le Roy , en 1760. Ce livre, quoique remplid excellentes choses, n eut point le succès que l’auteur s’en promettait; ilfut confondu, à cause de son titre, avec cette foule d’almanachs qui parais-sent à la fin de chaque année. Ce qui prouve que ce titre nuisit à la publi-cation, c’est que ce même livre réimprimé, en 1815 et 1821, avec quelquesadditions peu importantes, mais sous le titre plus convenable de Manuelchronométrique, etc., fut beaucoup mieux accueilli par le public.

Janvier publia successivement l 'Essai sur les horloges publiques à Vusagedes communes rurales, 1 vol. in-8; les Révolutions des corps célestes par lemécanisme des rouages, 1 vol. in-4; le Précis des calendriers civil et ecclésias-tique, 1 vol. in-12, et le Recueil des machines qu’il avait composées et exé-cutées dans sa jeunesse.

L’exposition de 1823 fut la dernière dans laquelle Janvier montra sa su-périorité. II présenta trois pendules, dont une à équation particulièrementremarquable par une grande simplicité de construction. Voici à ce sujet letexte même du rapport du jury : « En reconnaissant qu’il est de plus en plusdigne de cette récompense (la médaille d’or), le jury croirait ne lui avoirrendu justice qu’à moitié, s’il n’ajoutait pas que, par son influence et parses conseils désintéressés, M. Janvier rend journellement des services si-gnalés à ses jeunes émules. Personne n’est plus érudit que lui ; en traduisantles ouvrages des plus grands maîtres, il a fourni aux horlogers peu versés dansla connaissance des langues anciennes les moyens d’étudier ces ouvrages ; ilcalcule la denture des rouages pour tous ceux à qui les mathématiques nesont pas familières; il est le conseil et F appui de tous les jeunes artistesdoués de quelque talent, et, ce qui n’est pas moins utile, leur censeur leplus sévère quand ils s’égarent. Le jury pense que personne n’a plus con-tribué à porter l’horlogerie française à l’état de prospérité où elle est actuel-lement parvenue. » (Rapport du jury en 1823, p. 343.)

Telle fut la vie de Janvier, et ceux qui ne connaissent pas les dernières