DE MATHÉMATIQUES. 3
caractères, on est convenu que de dix unités onen ferait une seule, à laquelle on donnerait le nomde dizaine , et que l’on compterait par dizaines,comme on compte par unités , c’est-à-dire , que l’oncompterait deux dizaines, trois dizaines, etc. jusqu’àneuf: que pour représenter ces nouvelles unités, onemploîroit les mêmes chiffres que pour les unités sim-ples , mais qu’on les distinguerait par la place qu’onleur ferait occuper, en les mettant à la gauche desunités simples.
Ainsi, pour représenter cinquante-quatre qui ren-ferment cinq dizaines et quatre unités , on est con-venu d’écrire 54. Pour représenter soixante , qui con-tiennent un nombre exact de dizaines et point d’uni-tés, on écrit 60, en mettant un zéro qui marquequ’il n’y a point d’unités simples, et détermine lechiffre 6 , à marquer un nombre de dizaines. On peutpar ce moyen, compter jusqu’à quatre-vingt-dix-neufinclusivement.
9. Remarquons, en passant, cette propriété de lanumération actuelle ; savoir , qu’un chiffre placé à lagauche d'un autre , ou suivi d’un zéro , représente unnombre dix fois plus grand que s’il étoit seul.
10. Depuis 99 on peut compter jusqu’à neufcent quatre-vingt-dix-neuf , par une convention sem-blable. De dix dizaines , on composera une seuleunité qu’on nommera centaine , parce que dix foisdix font cent ; on comptera ces centaines depuis unjusqu’à neuf, et on les représentera par les mêmeschiffres, mais en plaçant ces chiffres à la gauche desdizaines.
Ainsi pour marquer huit cent cinquante-neuf ,qui contiennent huit centaines, cinq dizaints et neufunités, on écrira 85g. Si l’on avoit huit cent neuf ,
A 2