DE MATHÉMATIQUES. 5
14. Pour énoncer facilement un nombre exprimépar tant de chiffres qu’on voudra , on le partagera ,par la pensée , en tranches de trois chiffres chacune,en allant de droite à gauche : on donnera à chaquetranche les noms suivans, en partant de la droite,unités , mille. , millions, billions , trillions , qua-trillions , quintillions , sextillions , etc. Le premierchiffre de chaque tranche ( en partant toujours de ladroite) aura le nom de la tranche, le second celuide dizaines, et le troisième celui de centaines.
Ainsi, en partant de la gauche , on énoncera cha-que tranche, comme si elle étoit la seule, et l’on pro-noncera à la fin de chacune le nom de cette mêmetranche ; par exemple , pour énoncer le nombresuivant :
quatrillions, trillions, billions, millions, mille, unités*
* 3 > 4Î 6 ’ 7 8 9 > 2 34 » 5 6 5 > 45 6 '
On dira vingt-trois quatrillions , quatre cent cin-quante-six trillions , sept cent quatre-vingt-neuf bil-lions , deux cent trente-quatre millions , cinq cent
de droite à gauche , les unités des chiffres formeroient uneprogression géométrique dont la raison seroit dix.
Dans tout autre système de numération , on seroit con-venu qu’en allant de droite à gauche , les unités des chiffresformeroient une progression géométrique dont la raison se-roit le nombre des caractères. Dans l’arithmétique binaire ,les unités des chiffres seroient de deux en deux fois plus gran-des ; dans l’arithmétique duodécimale, ces unités seroient dedouze en douze fois plus grandes, etc.
Il est inutile d’observer que dans tout système de numéra-tion , il seroit indispensable d’imaginer des noms pour repré-senter certaines collections d’unités. Dans le système duodé-cimal , par exemple, il faudroit imaginer des noms pour,représenter les nombres 12 , 144 , 1928 , etc. >»
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