DE MATHÉMATIQUE SJ. I ff
î)ans un temps de disette, un Boulanger veut faire dupain avec de l’orge, du seigle et du froment , et le vendre4 s. la livre. Il a huit boisseaux et demi de froment quiferoit du pain à 3 s. la livre. Le pain fait avec le seigle seulreviendroit à 3 s. 8 d. : celui qu’il feroit avec de l’orge coû-teroit 1 s. 6 d. ; on demande combien il doit mêler de seigleet d’orge avec les huit boisseaux et demi de froment, pourfaire du pain à 4 s. la livre.
Le prix moyen est ici 48 d.
60 . > 30 . . 448 1 44 . . 12
( 18 . . xz
Je prends les différences avec les autres prix , comme dansl’exemple précédent, et je dis ;
Pour faire du pain à 4 s. la livre avec les prix marqués,on pourrait donc prendre 34 boisseaux d’orge ; mais puisquela quantité de froment est fixée, il est clair que s’il fautdouze boisseaux de seigle tt douze d’orge sur trente-quatrede froment , ii en faudra sur huit et demi une quantité pro-portionnelle que je détermine par cette règle de Trois.
3 4 : 8 ï : : 12 : x = 3
Il en est de même pour les plus grands nombres deschoses à mêler , quand on connoît leur prix et la quantité del’une d’entr’elles.
Des Échanges.
Quand il se fait des échanges d’une marchandise avec uneautre, c’est toujours par les prix des monnoies que l’on con-noît la valeur des marchandises, et le gain ou la perte quipeut se faire tant à la vente qu’à l’échange.
Deux marchands veulent troquer leurs marchandises ;l’un à des épiceries qui ne valent que 9 s. la livre argentcomptant, et en troc il veut les faire valoir 10 s.; l’autrea delà cire qui vaut 12 s. argent comptant, et celui-civeut savoir combien il doit vendre en troc pour n’être pastrompé.
Pour résoudre cette question et autres semblables , il fautfaire cette règle de Trois.
Si 9 s. argent comptant valent 10 s. en troc, combien12 s. en argent vaudront-ils en troc? ou 9 s. : 10 s.
Arithmétique. M