20 COURS DE MATHEMATIQUES,
division, et par les pôles P et p, on fera passer au-tant de méridiens, dont on prendra arbitrairementun pour premier méridien. On divisera la circonfé-rence de celui-ci en degrés et parties de degré ; puis,pour marquer un lieu quelconque L dont la lon-gitude et la latitude sont connues, on cherchera quelest celui RLP des méridiens qui a la même longi-tude que le lieu dont il s’agit; puis comptant la lati-tude sur le premier méridien, depuis l’équateur E,si M est le point où elle se termine, on décrira dupôle P, le parallèle ML qui coupera le méridienRLP au lieu L que l’on veut marquer.
■De la maniéré de représenter sur les cartes et parti-culièrement sur les cartes réduites , la position desdifférens points de la surface de la terre.
24. Ce n’est que de la manière que nous venonsde décrire ; c’est-à-dire, ce n’est que sur un globeque l’on peut représenter les parties de la terre, dansdes situations semblables à celles qu’elles occupentréellement. Les cartes ou surfaces planes ne peuventdonner une similitude parfaite, puisque toutes lesparties du globe terrestre ne sont pas dans un mêmeplan. Mais ce n’est pas tant la similitude parfaite quel’on doit se proposer dans la construction des cartes,que celle qui suffit pour juger des positions relati-vement à certains usages. On n’a pas besoin , parexemple, de savoir de combien les parties de la sur-face terrestre sont élevées à l’égard de l’axe de laterre, mais seulement de combien elles s’écartent àdroite ou à gauche du premier méridien, à droiteou à gauche de l’équateur; et c’est ce qu’on marque,en effet, sur les cartes. Celles qui représentent touteune moitié de la terre , se nomment mappemondes .Leur construction,ainsi que celle des autres cartes,