HISTOIRE NATURELLE, LI V. XVI. $Jl
seaux, ni des ronces, ni des tiges, ni des herbes, ni d’aucun autregenre de plante. Ils forment un genre à part. Ils font fragiles,&c croiífent dans les marais. Ils fervent à couvrir les maisons, &à faire des nattes ; & après les avoir écorces, on fe sert de leurmoelle pour faire des meches (ao) aux chandelles de cire quis’emploient dans les funérailles (aï). Ils font plus forts en cer-tains lieux que dans d autres. Les mariniers du Pô en font desvoiles pour leurs bateaux, & même les Africains qui vont pêcheren mer : mais ceux-ci attachent leurs voiles pardevant les mâts,
non parderriere , contre l'usage adopté par-tout ailleurs. LesMaures couvrent leurs cabanes (aa) avec des joncs; & il paroi tqu’en ce pays-lâ les joncs fervent aux mêmes usages que le papyrusdans la baise Egypte (a3).
Les ronces (a4) font des arbriífeaux aquatiques; tel est aussi le
tum res qua nullius impedimenti sunt :In scirpo nodum quarere ; chercherun nœud, une difficulté où il n’y en apoint.
(20) C’est pourquoi, je pense , lesGrecs, &, à leur exemple, les La-tins, donnoient au jonc, par rapportà cet usage, le nom de papyros & depapyrus , sans toutefois le confondre,à d’autres égards, avec le papyros , oupapier natif des Egyptiens. C’est à cesbougies ou chandelles de cire à mechesde jonc, que fait alluíìon Paulin, dansce vers, Natal. 3 :
Lumina ceratis adolcntur odora papyris ;
& Prudence , dans ce pastage deI Hymne 5 , ad incensum lucerna ,v. 15:
Quin Sc fila favis scirpea floreis
Presto meile prius conlita fingimus.
Vivax flamma viget. ....
Seu ceram tererem stuppa calens bibit.
Voyez auíli Isidore, Orig. livre xx,
chap. 2 ; & Fortunat, vie de S. Hi-laire, liv. 2 , fur la sin.
(21) Je lis & funeribus avec les ma-nuscrits, & non pas & funalibus avecquelques Critiques.
(22) Mapalia, casa Punice appel-lantur. Festus.
(23) Dans la basse Egypte, appel-lée le Delta. Au reste, plusieurs ma-nuscrits d’élite , au lieu de quo infe-riore Nili parte papyri sunt , usu , por-tent quo in interiore mundi parte papy-rum usu. Le Pere Hardouin a été tentéd’admettre cette leçon. Selon lui ,mundus interior , à l’égard des Ro-mains , c’est l’Europe, l’Àsie mineure,& une partie de la haute Asie ; &mundus extimus , c’est PAfrique , àcommencer par la Mauritanie.
(24) La ronce, rubus vulgaris srucíunigro j en Hébreu , senek ; en Grec ,batos en Italien , rovo; en Espagnol,carça ; en Flamand , bramben ; en Al-lemand, bramber-Jlaud ; en Anglois ,