246 ASTRONOMIE, Liv. XVIII.
à-dire, la première conjonction moyenne de 17 60, dumoins telle qu’on l’emploie dans les tables. On voit,par exemple, que celle du second satellite arrivera le1 Janvier 1760 à 14^ 59'de temps moyen, mais ce tempsest diminué de la somme des équations, & même encored’un jour ( 2974 )• J’ai ajouté dans la même table lesépoques des longitudes moyennes pour 1700, c’est-à-dire,le point du ciel où chaque satellite paroissoit répondrela veille du 1 Janvier 1700, à midi de temps moyen,vu du centre de Jupiter , en comptant fur l’orbite de cha-que satellite, d’après les tables de M. Caslìni ; enfin lesmoyens mouvemens, soit pour 565 jours, soit pourcent années Juliennes, avec lesquels on peut construiredes tables ( 1326 ), ôc trouver les configurations ( 2987 ).
Epoques des 1 9 I 6 . A la fuite des époques des conjonctions, j’aiargumens. m i s i es ar g umens âes équations générales des satellitespour les mêmes époques. Le nombre A est l’anomaliemoyenne de Jupiter, exprimée en dixièmes de degrés ;il sert à trouver la grande équation, qui n’est autre choseque l’équation de l’orbite de Jupiter convertie en temps( 2891 ) ; le nombre B , est la distance de Jupiter à laconjonction, en millièmes parties du cercle; l’équationde la lumière est proportionnelle au cosinus du nombre B.
DES ECLIPSES DES SAT E ELITES.
29 17. Avant que de parler des éclipses des satelli-tes , qui sont la partie essentielle de ce traité ; il faut dé-> terminer la largeur de ''ombre que les satellites traversentde Jupiteí re âans leurs éclipses. Cette ombre que Jupiter répand der-rière son disque, n’est pas un cylindre parfait ; parce quele soleil qui est le corps lumineux est plus grand que Jupi-ter ; les rayons qui partent des deux bords du soleil & quitouchent les bords de Jupiter, sont donc des rayons con-vergeras , & puisqu’on sait le rapport des diamètres de Ju-piter & du soleil, on trouveroit aisément le point où lesdeux rayons vont concourir pour former la pointe du cône