Idées sublimeZe Séneque,
Sentiment
deSénegue.
312 ASTRONOMIE, Liv..XIX.
ciens ôc de plusieurs autres, tels que Apollonius IdMyndien, Hippocrates de Chio, ^Eschyle , Diogènes,Phavorinus, Artemidore & Démocrite, qui au jugementde Cicéron ( Tufcul. /. y ) & de Senéque ( QuœiK nat\íib.']), fut le plus subtil de tous les anciens Philosophes.On peut voir au sujet des systèmes anciens, Pline, /.II. c. 25. Arist. Meteor. 1 . 6 . Plutarque dé Plie. Phib3. 2. Aulu-Gelle 14. 1. Sen. /. Pli. c. 15. Riccioli,Alm. II. 3 5 , ce que j’ai dit moi-même dans les Mém .de 1759, pfí£. 1, ôc suiv.
30 10. Mais on doit, sur-tout à Séneque, ce témoi-gnage qu’aucun auteur n'a parlé des comètes d’une manièreausti sublime que lui dans le VIP. livre de ses questionsnaturelles. Un astronome auroit peine à s’exprimer au-jourdhui d’une manière plus philosophique. « On a cru» dit il, que les comètes n’étoient point des astres, parce» qu’elles n’ont pas la rondeur des autres corps célestes ;» mais ce n’est que la lumière qu’elles répandent qui pro--» duit cette figure allongée ; le corps de la comète est» arrondi. Je suppose encore qu’elles ayent une autre» figure que les planètes : s’ensuit-il qu’elles soient d’une» nature différente ; la nature n’a pas tout fait sur un mo-» dele unique , & c’est ignorer son étendue & fa puissance» que de vouloir rapporter tout à la forme ordinaire ; la» diversité de ses ouvrages annonce fa grandeur. On ne» peut point encore connoître leur cours , 6t savoir si» elles ont des retours réglés , parce que leurs apparitions» font trop rares; mais leur marche, non plus que celle des» planètes , n’est point vague ôc fans ordre , comme celle» des météores qui seroient agités par le vent. On observe» des comètes de formes très-dissérentes ; mais leur nature» est semblable , 6c ce sont en général des astres qu on n’a» pas coutume de voir, Ôc qui font accompagnés d’une lu-» mière inégale ; les comètes paroiffent en tout temps &C» dans toutes les parties du ciel, mais íur-tout vers le» nord. Elles font comme tous les corps célestes des ou-»> vrages éternels de la nature ; la foudre ôc les étoiles vo-v lantes ôc tous les feux de l’atmosphòre sont passagers ôc
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