5c 6 ASTRONOMIE, Liv. XXI.
cent millième partie du rayon, c’est-à-dire, une seconde ;est comprise de fois dans la fraction donnée ; ainsi en divi-sant une fraction du rayon par tbttìt , ou ce qui revientau même , en la multipliant par 206265 , nous aurons laquantité de secondes qu’elle contient : il est aisé de sentirque puisque le rayon est 200 mille fois plus petit queles secondes, les parties de secondes seront 200 millefois plus grandes que les parties du rayon.
Les détails contenus dans ce XXI e livre étoient ab-solument nécessaires pour servir d’introduction au livresuivant, & j’aurai soin de citer les articles précédens tou-tes les fois que j’en supposerai l’usage ; j’y ai renfermé uneespèce d’introduction à la géométrie nouvelle & à l’ana-lyse des Infinis : mais comme le plus bel usage qu’on puissefaire de la géométrie transcendante , est la recherche desmouvemens planétaires , j’ai borné nion introduction auxarticles qui peuvent servir dans ce genre de théorie. Jepasse donc à l’explication de cette importante loi de l'at-traction ; je tâcherai de faire voir d’abord par quels de-grés on est parvenu à une aussi belle découverte ; & com-me elle a été contestée assez long-temps, je la démon-trerai d’une manière à lever tous les doutes, même pourceux qui ne veulent point d’algèbre ; enfin, j’y applique-rai le calcul, pour faire voir d’une manière convaincantel’accord du principe de l’attraction avec les principauxphénomènes de l’univers. Ce petit Traité fut expliquéau collège Royal en 1761, & jeus pour lors occasion dele rendre aussi élémentaire ôc aussi clair qu’on avoit parule desirer.