LIVRE VINGT DEUXIEME.
DE LA PESANTEUR,
OU DE L ATTRACTION DES PLANETES.
T j a pesanteur est cette force que nous éprouvons àchaque instant, par laquelle tous les corps tiennent auglobe de la terre , ôc y retombent d’eux-mêmes auíli-tôtqu’on les en éloigne 6c qu’ils font libres.
3 3 ^ 0 . Cette pesanteur est l’esset d’une force univer-selle répandue dans toute la Nature, ôc qui réside danstous les corps ausiì bien que dans le globe de la terre ,comme nous le démontrerons bientôt (3574); mais ilfaut commencer par examiner ses effets fur la terre , avantde la considérer dans le reste de i’univers.
3 3 6 I. Le premier phénomène qu’on observe dans lapesanteur des corps terrestres , c’est la vitesse avec la-quelle ils tombent vers la terre : tous les corps, grandsou petits, quels que soient leur étendue, leur volume, leurdensité ôc leur malle, commencent à tomber avec unevitesse de 1 5 pieds par seconde ( ou plus exactement , Accélération15,0515 fous l’équateur ) ; mais après avoir parcouru 15 des g riveï -pieds dans la première seconde de temps, ils en parcou-rent trois fois autant dans la suivante, cinq fois autantdans la troisième ; les espaces parcourus font comme lesnombres impairs , 1,Z, 5,7,9 , ôc c. Galilée reconnutle premier cette loi, confirmée ensuite par toutes les ex-périences.
S b 6 2. Delà il résulte évidemment que les espacesparcourus font comme les carrés des temps ; car le corpsqui n’avoit parcouru qu’une perche à la fin de la premièreseconde, se trouve en avoir parcouru quatre au bout dedeux secondes, neuf après trois secondes, seize, ôte. Les es acesdonc les espaces parcourus dans la chute des corps font sont comme*comme les carrés 1, 4, 9, 16 des temps 1, 2, 3,4, que la les carrés deschute a duré. Sssij tenips '