Les anciens
l’avoientcom-
priíe.
Elle est ad-mise par Co-pernic , Ty-cho & Képler.
514 ASTRONOMIE, Liv. XXII.
de l'océan étoit plus éloignée ducentre que l’autre (2660) ;voilà pourquoi la pesanteur mutuelle des parties d’un corps,doit nécessairement y produire la rondeur.
3 3 7 5 • R Y a donc dans toutes les planètes une pesan-teur semblable à celle qu'on éprouve sur la terre ; ainsi lamatière de la terre n’est pas la feule qui soit douée de cettefaculté de retenir 8 c d’attirer les corps environnans ; de làil étoit naturel de conclure qu’il y avoit dans la matière engénéral une force attractive, & que par-tout où il y avoitde la matière, il y avoit une attraction. Suivons donc leprogrès de nos connoissances, 8 c voyons comment a duse découvrir cette fameuse loi de l’attraction universelle,source de tant d’autres découvertes, 8 c d’où l'on tire en-core chaque jour les conséquences les plus singulières 8cen même temps les plus conformes à l’observation.
3376 . Anaxagore, Démocrite, Epicure admet-toient déja cette tendance générale de la matière vers lescentres communs, soit sur la terre , soit ailleurs ; Plutar-que en parle d’une manière bien claire, dans l’ouvrage furla cessation des oracles ( pag. 471. édition de Francfort,r 600 ) ; où il explique comment chaque monde a soncentre particulier, ses terres, ses mers, & la force néces-saire pour les assembler 8c les retenir autour du centre.
Copernic avoit la même idée de l’attraction géné-rale , car il attribuoit la rondeur des corps célestes à latendance qu’ont leurs différentes parties à se réunir ( deRevolut. c. $ ), d’où il suivoit que cette tendance avoitlieu dans chaque planète, aussi bien que fur la terre.Tycho lui-même admettoit une force centrale dansle soleil ( 1097 ), pour retenir les planètes dans leursorbites autour de lui, quoique cette attraction fut dif-ficile à concilier avec son système. Képler, génie plusvaste 8c plus hardi que tous ceux qui l’avoient précédé,porta ses idées plus loin, il sentit que l’attraction étoitgénérale 8c réciproque, 8c que l'attraction du soleil de-voir s’étendre jusqu’à la terre ( De Stella Martis , 1609.Epijl. aflron. Cop. 1618, pag. 555. Hijì. des Math. parM. Montvcla, 1758, Tom. II, pag. 213, 527 ,