De l* Attraction. y r y
538); dans la préface de ce livre fameux, où il démon-tra le premier que les orbites des planètes n’étoient pointcirculaires ( 1 206 ) ; il dit précisément que si la lune &la terre n’étoient pas en mouvement, elles s’approche-roient l’une de l’atitre, & fe réuniroient à leur centrede gravité commun. II dit ailleurs que faction du soleilproduit les inégalités de la lune ; que faction de la luneproduit le flux & le reflux de la mer; que le soleil attire lesplanètes, 6c en est attiré.
Et comment ne pas tirer cette conséquence des phéno-mènes que l’on observoit ; la pesanteur des corps terres-tres s’étend fur le sommet des montagnes, elle s’étendjusqu’au plus haut des airs, d’où la grêle tombe avec vio-lence auísi-tôt que le froid l’a formée; il étoit donc évidentque cette pesanteur devoit s’étendre plus loin que la terre ,& au - delà des nuages qui l’environnent ; la lune n’est pasfort éloignée de la terre, dut dire Képler, elle tourne au-tour de la terre , elle y présente toujours le même côté,n’y auroit-il point vers la lune un reste de cette pesanteurqui ramène tout à la terre ? Les corps qui tournent en rondRéchappent bientôt par la tangente, s’ils ne font retenus( 1231 ) ; la lune devroit s’échapper de son cercle , ( com-me une goutte d’eau s’échappe de dessus une meule ) , sila terre n’avoit assez de force pour l’en empêcher. Cemême raisonnement fit trouver ensuite à Newton quelleétoit la loi de cette pesanteur (3381 ).
3 377. Képler ayant une fois conçu que la lune étoitattirée par la terre, & considérant que chaque planète a fapesanteur (3374), devoit en conclure que la lune attiroitaussi la terre ; mais en considérant les eaux de la mer quise soulèvent tous les jours quand la lune passe au méridien,il ne douta plus que ce ne fût - là un effet de l’attractionlunaire.
C’est su r-tout dans fa nouvelle physique céleste ( 1 r.06 ),que Képler s’exprime fur la gravité , d’une façon bien re-marquable pour ce temps-la. II voyoit d’une manière frap-pante ôt lumineuse pour lui, toutes les planètes assu-jetties au soleil, & la lune à la terre, comme les corps
Tttij