L’attractionest propor-tionnelle àla masse.
Expression<Jes forces.
524 ASTRONOMIE, Liv. XXII.
leur accord avec les phénomènes observés & connusnous fera voir par-tout la certitude 6c l’évidence de cetteloi.
Nous supposerons, comme on a coutume de le faire, quel’attraction est proportionnelle à la masse ou à la quantitéde matière qui attire ; on ne peut pas le démontrer parles faits , car nous ne pouvons juger de la quantité dematière que par le poids ou l’attraction ; mais à moinsqu’on ne pût démontrer le contraire, il est très-naturelde supposer que chaque particule de matière est douéede la même propriété; c’est-à-dire, que l’attraction dedeux particules fera double de l’effet d’une feule , 6cqu’en général l’attraction est proportionnelle à la matièrequi attire.
La force avec laquelle une planète est attirée ne dépendpoint de la malle de cette planète attirée ; car fi une feuleparticule de matière est attirée avec une force toutesles particules que vous placerez près d’elle feront attiréestdiacune avec la même for ces', il n’y a aucune raison pourque la seconde soit attirée moins que la première ; ôcla présence de la seconde ne change rien à la force quiagifisoit sur la première; donc la force attractive ne dépendque de la malle qui attire , ôc non pas de celle qui estattirée.
3 3 86. II y a dans la géométrie nouvelle des expres-sions abrégées, qu’un usage fréquent dispense les géomètresd’expliquer, mais qui embarrassent néanmoins ceux qui en-trent dans la carrière ; telle est l’expression qu’on emploie,
en disant que -r est la force que le soleil, dont la masse est
supposée S, exerce à la distance r sur une planète quelcon-que ; il s’agit d’une force attractive, ôc on la suppose égaleà une masse S divisée par le carré d’une distance : or lesforces, les masses ôc les distances font des choses forthétérogènes ôc de natures fort différentes ; on ne voit pasd’abord comment il peut y avoir égalité entre des chosessi disparates.
Pour le concevoir, il faut se rappelier ce que avons dit